En bref

Les tables Cornilleau en libre accès dans les écoles

L'entreprise picarde Cornilleau et la Fédération française de tennis de table ont inauguré une nouvelle table au collège Saint-Martin à Amiens, symbolisant l'opération «Une école, une table» et la popularisation du «ping» en France.

Dans le sillage des performances des frères Lebrun, le tennis de table se popularise jusque dans les cours d'écoles. Le «ping», comme on l'appelle désormais communément, se joue en effet en accès libre, à toute heure et à tout moment, grâce à l'opération «Une école, une table» dans les écoles primaires. Lancée il y a cinq ans par la Fédération française de tennis de table et ses partenaires, Cornilleau et l'Agence nationale du sport, l'opération a déjà permis d'équiper les établissements scolaires de 1 200 tables. Forte de son succès, elle s'est étendue aux collèges, lycées et universités depuis un an, sous la nouvelle dénomination «Un établissement, une table».

Cornilleau, le célèbre constructeur français de table de ping-pong, basé en Picardie à Bonneuil-les-Eaux dans l'Oise, a voulu marquer le coup en inaugurant une de ses tables sur ses terres, dans la cour du collège Saint-Martin à Amiens. «Un modèle spécifique, extrêmement résistant et parfaitement adapté à l'usage libre dans les établissements scolaires», confie Basile Brière, responsable communication et RSE de Cornilleau, en charge du partenariat avec la fédération. «Un très bel objet, ajoute Mickaël Mevellec, conseiller technique national et responsable Éducation de la FFTT. Avec cette table fixe en extérieur, l'objectif est que les élèves puissent l'utiliser à n'importe quel moment de la journée, sans être oubliée dans un local de l'établissement».

350 lauréats sur 1 300 candidatures

Le collège Saint-Martin en l'occurrence est l'un des 350 lauréats parmi les 1 300 candidatures d'établissements qui postulent chaque année. Ils sont choisis selon leurs projets sportifs et leur bonne pratique du tennis de table. À travers cette opération, la FFTT et ses partenaires financent alors 80% du coût de la table pour les écoles primaires, 50% pour les collèges, lycées et universités. Autant dire que les demandes affluent, l'opération est ainsi renouvelée tous les ans.

Au sein d'Amiens Sport Tennis de Table, le plus gros club de ping des Hauts-de-France, on voit bien sûr cet attrait d'un très bon œil. «Notre sport est en vogue, se réjouit Vincent Buignet, le président du club amiénois. Il y a un véritable élan du public qui se poursuit avec les enfants dans les écoles». Le club entretient déjà un lien très proche avec le groupe scolaire Saint-Martin, où il développe un sport étude Tennis de table au collège. Vincent Buignet espère encore déployer le nombre de tables à Amiens et dans la Somme, et imagine voir bientôt «des jeunes Amiénois intégrer notre équipe professionnelle».