Dossier

Mâcon : Schneider Electric confirme son investissement de 100 millions d'euros

Lundi 16 février, Sébastien Martin, ministre de l’Industrie, est venu poser la première pierre du nouveau site de Schneider Electric à Mâcon. Cet investissement de 100 millions d’euros prévoit la création de 150 emplois qualifiés. 

Jean-Patrick Courtois, Sébastien Martin et Aymeric Renaud. © Aletheia Press / C. Dalsbaek

Jean-Patrick Courtois, Sébastien Martin et Aymeric Renaud. © Aletheia Press / C. Dalsbaek

L’ambiance était aux réjouissances industrielles ce lundi 16 février en Saône-et-Loire. A l'occasion d'une visite du ministre délégué de l'Industrie, Sébastien Martin, le groupe Schneider Electric a en effet confirmé l'investissement de 100 millions d'euros destiné à déménager son outil de production Mâconnais sur un site plus grand. Cet effort s'accompagne de l'annonce de 150 créations d'emplois directs, renforçant les 650 collaborateurs déjà présents. 

Pour Aymeric Reynaud, président de Schneider Electric France, cet investissement massif répond à un défi de taille : transformer l'image du secteur. «Implanter une usine c'est toujours un challenge et puis surtout il faut rendre l'industrie sexy», a-t'il déclaré. 

Loin des clichés poussiéreux, le futur site mâconnais, dont la pose de la première pierre est prévue pour le mois de juin prochain,  se veut un modèle de modernité : il sera entièrement électrifié, piloté numériquement par la donnée logicielle et engagé dans une démarche «net zéro» avec panneaux solaires et recyclage des eaux de pluie.

Une demande qui flambe

Cette modernisation est indispensable pour répondre à l'explosion de la demande dans des secteurs souverains comme les infrastructures de réseaux, le nucléaire avec le lancement des EPR2, ou encore les data centers. L'usine passera ainsi de 26 000 m² à plus de 40 000 m² pour augmenter ses capacités. 

Jean-Patrick Courtois, maire de la ville et président de la Communauté d’agglomération du Mâconnais-Val de Saône, a salué une entreprise qui fait partie de «l’âme industrielle» de Mâcon. L'élu a souligné l'importance de l'accompagnement des collectivités, notamment par la création d'infrastructures routières, pour stabiliser les familles des nouveaux salariés grâce à une offre culturelle et sportive attractive. 

Un enjeu de souveraineté

Venu en voisin, le châlonnais Sébastien Martin, ministre délégué en charge de l'Industrie, a profité de cette visite pour inscrire officiellement Mâcon sur la «carte de l'industrie nucléaire» de la région. Il a rappelé que «si la Bourgogne-Franche-Comté ne possède pas de centrale, elle est indispensable à leur fonctionnement grâce à ses usines de pointe. Cet investissement s'inscrit dans la stratégie nationale de décarbonation visant à inverser notre dépendance aux énergies fossiles au profit de l'électricité.»

Après Mâcon, le ministre a poursuivi sa journée à Champforgeuil pour découvrir un autre futur site industriel du groupe. Ce second volet confirme l'ancrage profond de Schneider Electric en Saône-et-Loire, faisant du département le cœur battant de la stratégie nationale d'électrification et de décarbonation. 

Pour Aletheia Press, Christel Dalsbaek