L’annonce officielle du datacenter a été faite à la Cité de l’Entreprise lors d’une présentation réunissant des responsables locaux et les partenaires du projet, dont Enedis et le Sydesl. Porté par Mâconnais-Beaujolais Agglomération et la société Datavest Cap, le futur équipement s’inscrit dans la stratégie Saône Digitale, lancée il y a environ un an et demi pour renforcer l’attractivité numérique du territoire situé aux portes de Lyon. L’installation a pour vocation d’accompagner la croissance rapide des échanges de données dans le monde et la demande en infrastructures capables de les stocker, les traiter et les sécuriser.
Le site retenu se trouve à Mâcon, sur un terrain d’environ 10 000 m² appartenant à la collectivité et au Sydesl. L’équipement reposera sur une architecture modulaire utilisant des conteneurs informatiques empilés à l’intérieur d’un bâtiment. La puissance initiale prévue est de 20 MW, avec une montée possible à 40 MW dans les années suivantes. Le projet représente un investissement estimé à environ 200 millions d’euros pour la première phase.
Des retombées économiques et énergétiques attendues
Les porteurs du projet mettent en avant les effets économiques attendus pour le territoire. La construction devrait mobiliser des entreprises locales du secteur du bâtiment et des infrastructures. À terme, l’exploitation du site pourrait générer plusieurs dizaines d’emplois qualifiés, notamment dans la maintenance, la sécurité et les métiers techniques. Le développement d’activités connexes et le recours à des sous-traitants spécialisés sont également envisagés. L’objectif consiste aussi à renforcer l’attractivité du territoire pour les entreprises du numérique et à favoriser l’émergence d’un écosystème local autour des données et des technologies.
Le fonctionnement d’un datacenter nécessite toutefois des capacités énergétiques importantes. Des études sont en cours pour adapter et renforcer les infrastructures électriques locales, avec la possibilité de créer un nouveau poste source dans le sud du territoire. Le projet prévoit également la valorisation de la chaleur produite par les équipements informatiques afin de l’intégrer, à terme, dans le réseau de chauffage urbain. Conçu avec une approche présentée comme écoresponsable, le site sera implanté sur une zone déjà sécurisée et clôturée, à proximité du programme Saône Digitale. Sa mise en service est envisagée dans un délai estimé entre deux et trois ans, avec une quarantaine d’emplois hautement qualifiés annoncés à l’ouverture.