En bref

Mécanique et Services, la complexité au service du nucléaire

En travaillant pour la filière du nucléaire avec des pièces techniques à valeur ajoutée, à Saint-Loup-Géanges, Mécanique et Services met la sûreté au cœur de son process et investit pour accompagner le développement d’un secteur à l’avenir prometteur.

De deux salariés à ses débuts, dans les années 90, à 40 aujourd’hui… À Saint-Loup-Géanges, l’entreprise Mécanique et Services a su se développer en produisant des pièces neuves et d’usure qui s’intègrent au cœur des process industriels de ses clients. «Nous intervenons sur des pièces techniques ouvragées, à haute valeur ajoutée, complexes à réaliser ou nécessitant des matériaux spécifiques, et mesurant jusqu’à 600 millimètres» détaille David Berthier, ancien salarié qui a depuis repris l’activité.

Une filière en ordre de marche

Chez Mécanique et Services, la simplicité n’existe pas même quand il s’agit de réaliser une pièce unitaire ou en petite série. La PME de Saône-et-Loire travaille pour les filières de la défense, de l’énergie, des machines spéciales, des moules et outillages et… du nucléaire. Pour suivre ce secteur en pleine croissance, l’entreprise a rejoint le programme PEON, Programme Excellence Opérationnelle Nucléaire, soutenu par le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.

«Neuf entreprises ont rejoint ce programme qui nous engage dans une démarche pour élever le niveau sur la fiabilité, l’efficience et la sûreté nucléaire» précise le dirigeant qui complète : «Il s’agit de répondre aux besoins de la filière nucléaire qui a besoin de partenaires compétents et compétitifs, capables de performer sur l’excellence industrielle mais aussi de garantir la pérennité des savoir-faire.»

Concrètement, Mécanique et Services considère que le programme PEON vise à harmoniser les pratiques entre les fournisseurs du nucléaire, à développer les compétences et la culture de sûreté, à renforcer ce secteur au plus haut niveau de sûreté puisque la filière «a repris sa place au centre de l’énergie française.»

Investir pour accompagner l’avenir

Pour David Berthier, cela passe par une montée en compétences des fournisseurs tels que lui. «Nous formons nos équipes en continu et elles répondent à des vérifications régulières.» Le programme encourage aussi les acteurs à réduire les délais sans jamais mettre en question la sûreté.

Pour notamment accompagner Framatome dans la construction des EPR à un rythme plus soutenu, Mécanique et Services a investi ces dernières années. En 2024, la PME au chiffre d’affaires de cinq millions d’euros, en engageait quatre millions pour s’automatiser. En 2025, une enveloppe de 2,5 millions d’euros a complété les choses. «En 2026, nous manquons de place donc nous portons désormais un projet d’extension que nous aimerions voir sortir de terre en 2028 avec 1 800 mètres carrés d’atelier. Le projet est encore en construction.»

David Berthier se réjouit par ailleurs que le programme PEON prépare l’avenir d’un fleuron de l’industrie française tout en intégrant la souveraineté énergétique nationale. «Mais cela demande à tous de progresser et d’être en capacité de produire» conclut le responsable.

Pour Aletheia Press, Nadège Hubert