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Conseil départemental

Meurthe-et-Moselle : les décisions de la session départementale du 28 septembre 2026

Le lundi 28 septembre 2026 à Nancy, Chaynesse Khirouni, présidente du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, a ouvert la session plénière en débloquant une aide d'urgence de 400 000 euros pour les agriculteurs victimes de la sécheresse. 


Chaynesse Khirouni, présidente du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle. © CD 54.

Chaynesse Khirouni, présidente du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle. © CD 54.

Face aux élus locaux, la présidente a dressé un réquisitoire contre l'austérité de l'État tout en dévoilant des investissements majeurs pour l'adaptation climatique de 100 bâtiments publics et la construction de collèges de nouvelle génération. Ce rendez-vous politique et budgétaire fixe le cap d'une contre-offensive territoriale mêlant transition écologique, souveraineté alimentaire et réindustrialisation frontalière face au spectre de la récession.

Un bouclier agricole et social contre «l'effet ciseau» budgétaire

Pour contrer une sécheresse aux conséquences en cascade sur les rendements et le fourrage, le Département déploie une enveloppe de 400 000 euros ciblant les exploitations et le maraîchage. Cette aide s'inscrit dans un contexte macroéconomique tendu où les départements subissent une explosion des besoins sociaux face à des recettes exsangues. Chaynesse Khirouni a fustigé la politique nationale et la «frénésie austéritaire» du gouvernement qui pénalise l'échelon local. «L’effet ciseau que nous redoutions est désormais une réalité de notre situation budgétaire», a pilonné la présidente, dénonçant le manque de visibilité sur le Projet de loi de finances 2027 et des arbitrages d'actifs marqués par des échecs industriels locaux comme la liquidation de NovAsco.

Cap sur la réindustrialisation du Pays-Haut et l'école du futur

Face au déclin, la collectivité refuse le statu quo et mise sur deux projets d'avenir structurants pour stimuler l'économie régionale. Le premier axe vise à transformer la Meurthe-et-Moselle, particulièrement le Pays-Haut frontalier, en un territoire d'expérimentation pour la relocalisation. L'ambition affichée est de «garantir notre souveraineté alimentaire, industrielle, technologique». Le second volet marque le top départ opérationnel de la future Cité éducative inclusive de Moselle et Madon. Ce projet innovant fusionnera les compétences de l'Éducation nationale et du secteur médico-social, transformant le défi de la baisse démographique en une opportunité de modernisation pour le secteur BTP et l'ingénierie locale.