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Mortalité routière: 3.515 décès en 2025 (+2,4%), un "choc" pour le gouvernement

La mortalité sur les routes françaises a augmenté de 2,4% en 2025, avec 3.515 décès, un bilan qualifié de "choc" vendredi par Marie-Pierre Vedrenne, ministre...
En 2025, 3.263 personnes ont été tuées sur les routes en France métropolitaine et 252 en Outre-mer © GUILLAUME SOUVANT

En 2025, 3.263 personnes ont été tuées sur les routes en France métropolitaine et 252 en Outre-mer © GUILLAUME SOUVANT

La mortalité sur les routes françaises a augmenté de 2,4% en 2025, avec 3.515 décès, un bilan qualifié de "choc" vendredi par Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur.

L'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a publié des résultats définitifs faisant état de 3.263 tués en France métropolitaine et de 252 sur les routes d'Outre-mer.

"Le bilan 2025 de l'accidentalité routière est un choc", a réagi Marie-Pierre Vedrenne dans le communiqué. Soulignant que de nombreux drames "sont encore causés par des comportements excessifs à risque", la ministre a évoqué des vies "qui auraient pu être sauvées".

"Derrière chaque mort sur la route, il y a une famille brisée", a rappelé la ministre, qui refuse de "considérer ces décès comme une fatalité".

Les statistiques mettent en évidence que la vitesse excessive ou inadaptée constitue le premier facteur des accidents mortels en métropole, présente dans 29% des cas, devant l'alcool (21%), l'inattention (13%) et les stupéfiants (11%).

Les hommes paient le plus lourd tribut et sont aussi les principaux auteurs de ces drames. Ils représentent 77% des tués et 83% des conducteurs présumés responsables d'accidents mortels sur le territoire métropolitain.

"La route n'est pas un espace de transgression, c'est un espace de responsabilité collective", a martelé Mme Vedrenne, appelant "à la conscience de chacun" à l'approche des grands départs estivaux.

Le bilan souligne par ailleurs la vulnérabilité de certaines victimes. Parmi les 3.263 personnes décédées en métropole, 1.216 n'étaient pas responsables de l'accident. Plus de la moitié d'entre elles (53%) appartenaient à la catégorie des usagers vulnérables, qui regroupe les piétons, les cyclistes, les utilisateurs d'équipements de déplacement personnel motorisé et les deux-roues motorisés.

Dans les territoires d'Outre-mer, la situation s'est également aggravée avec 252 décès enregistrés, soit une augmentation de 5% par rapport à 2024. 

Dans ces régions, la part des hommes parmi les responsables d'accidents mortels atteint 91%.

Djb/mat/tes