En bref

Mouvement des lycéens : les derniers développements

Voici les derniers développements mardi du mouvement des lycéens parti mi-septembre de la région parisienne avant...
Manifestation de lycéens pour réclamer des moyens à Marseille, le 6 octobre 2026 © Miguel MEDINA

Manifestation de lycéens pour réclamer des moyens à Marseille, le 6 octobre 2026 © Miguel MEDINA

Voici les derniers développements mardi du mouvement des lycéens parti mi-septembre de la région parisienne avant de s'étendre en France.

Pour "l'acte III" de cette mobilisation, plus de 250.000 personnes -- lycéens, parents, enseignants et syndicalistes -- ont manifesté à Paris et dans plusieurs villes, sans incident majeur, pour réclamer des moyens, sous haute surveillance des forces de sécurité dans un climat de tensions et d'affrontements ces derniers jours.

Au total, 891 lycées sur les 3.700 que compte la France ont vu leurs cours "suspendus, soit totalement, soit partiellement, toutes causes confondues", selon le ministère de l'Education.

 

488 interpellations et 43 membres des forces de l'ordre blessés

Au total, 488 personnes ont été interpellées et 43 membres des forces de l'ordre ont été blessés, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Depuis le 28 septembre, selon Beauvau, 6.547 personnes ont été interpellées dans le cadre de ce mouvement.

Emmanuel Macron réunit plusieurs ministres à l'Elysée

Emmanuel Macron va présider mardi soir à l'Elysée une réunion pour faire un point sur la mobilisation lycéenne.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et son collègue à l'Éducation nationale Édouard Geffray seront notamment présents.

Donald Trump juge "l'islam" et "l'immigration" responsables du mouvement

Le président américain Donald Trump a jugé que "l'islam" et une "immigration de masse hors de contrôle" étaient à l'origine du mouvement lycéen en France.

"Ce qui se passe en France n'est rien d'autre qu'une immigration de masse hors de contrôle. Il ne s'agit pas des écoles, il s'agit de l'islam qui veut s'emparer d'un pays autrefois grand !" a écrit le président républicain sur sa plateforme Truth Social.

Lycéen blessé à Saint-Ouen-l'Aumône: le policier auteur du tir de lance-grenade mis en examen pour violences

Le policier auteur du tir de lance-grenade qui a grièvement blessé au visage Eden, 14 ans, à Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise) la semaine dernière en marge du mouvement lycéen, a été mis en examen mardi pour violences, a indiqué le procureur de Pontoise.

Heurts à Paris en fin de manifestation

Jets de projectiles, gaz lacrymogène, grenades et mortiers d'artifice... des heurts ont éclaté dans l'après-midi entre manifestants et forces de l'ordre à la fin du cortège parisien.

La préfecture de police a évoqué la présence de "300 individus hostiles" et indiqué que 12 personnes avaient été interpellées.

La situation s'est tendue quand des manifestants ont jeté des projectiles, des pierres et des cônes de chantier vers les forces de l'ordre, qui ont elles tiré du gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes. Certains manifestants scandaient "Tout le monde déteste la police !"

Défilés : 256.000 personnes en France, selon le gouvernement, 450.000, selon les organisateurs

Au total, 256.000 personnes ont défilé mardi en France , selon le ministère de l'Intérieur, les organisations lycéennes et étudiantes faisant elles état de 450.000 manifestants.

Le gouvernement donne le chiffre de 56.000 personnes dans le cortège parisien, contre 100.000 pour les organisateurs.

Les ministres Nuñez et Geffray auditionnés mercredi à l'Assemblée nationale

Les ministres de l'Intérieur Laurent Nuñez et de l'Education nationale Édouard Geffray seront auditionnés mercredi par les députés à l'Assemblée nationale, le premier sur "la gestion de l'ordre public" et le second sur "le blocage des lycées".

Lecornu réfute toute "répression policière"

Sébastien Lecornu a condamné mardi devant l'Assemblée nationale les violences en marge des manifestations des lycéens et réfuté toute "répression policière".

"On ne peut pas laisser un espace de tolérance à la violence", a affirmé le Premier ministre en appelant la classe politique à "faire corps" avec les fonctionnaires touchés.

"Dans une démocratie qui fonctionne, la responsabilité individuelle des individus, des citoyens, y compris des mineurs, existe", "brûler un lycée n'améliore pas la situation bâtimentaire des lycées", "lyncher un professeur n'améliore pas le taux de remplacement des professeurs", a-t-il déclaré en accusant le parti de gauche radicale LFI d'avoir "le projet politique de bordelisation du pays" d'ici l'élection présidentielle.

... annonce une suspension des cours pour un "temps de démocratie interne" sur une demi-journée dans les lycées

Le chef du gouvernement a également annoncé la suspension des cours dans les lycées, sur une demi-journée, entre mercredi et vendredi afin de permettre aux chefs d'établissement d'organiser un "temps de démocratie interne" avec les élèves.

C'est "irrespectueux" envers les proviseurs et témoigne d'une "cacophonie", ont très vite réagi les principaux syndicats des chefs d'établissement.

... et promet de "corriger" Parcoursup

M. Lecornu a aussi promis que "tout ce qu'on peut corriger" dans le dispositif d'orientation Parcoursup, critiqué par les lycéens, "nous le corrigerons", notamment en termes de "transparence" et de "simplicité", tout en pointant que "ceux qui veulent la suppression de Parcoursup ne disent jamais par quoi ils le remplacent".