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Municipales à Paris: Grégoire souhaite une "rupture de méthode" avec Hidalgo

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, souhaite jeudi une "rupture de méthode" avec la maire sortante Anne Hidalgo, pour être le maire "de l'hyper proximité" et s'engage à ne pas endetter la...
 © Marion PAYET

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Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, souhaite jeudi une "rupture de méthode" avec la maire sortante Anne Hidalgo, pour être le maire "de l'hyper proximité" et s'engage à ne pas endetter la ville au même rythme que ces dernières années.

"Sur le fond, j'ai des convergences très fortes avec Anne Hidalgo en termes de vision pour la capitale (...) mais j'assume une rupture de méthode. Cela porte sur la disponibilité, la proximité, l'écoute permanente", a déclaré le député socialiste dans un entretien au Monde.

Emmanuel Grégoire souhaite aussi organiser des comptes rendus de mandat par arrondissement, comme l'ancien maire socialiste Bertrand Delanoë le faisait tous les ans.

Sur la situation budgétaire de la capitale, il souligne que la Ville n'est "pas en déficit", chose interdite pour les collectivités. "Pas un euro de dette n'a été consacré à autre chose qu'à de l'investissement", réitère-t-il. Il annonce toutefois une inflexion dans la politique d'investissements, dont l'enveloppe atteint 1,6 milliard d'euros dans le budget voté pour 2026.

"Ces investissements étant faits, je ne continuerai pas à endetter la Ville au rythme de celui des dernières années. Je veux garder la capacité de désendettement à 12 ans en fin de mandature", souligne-t-il, disant viser "1,1 à 1,2 milliard d'excédent de fonctionnement" à la fin de la mandature, contre 750 millions d'euros en 2025.

La dette actuelle est de 9,4 milliards d'euros et devrait s'élever à 9,7 milliards d'euros fin 2026. 

Emmanuel Grégoire juge par ailleurs "essentiel de diminuer les dépenses de fonctionnement". Il réduira ainsi "de moitié" les enveloppes de déplacement mais ne compte pas augmenter la taxe foncière, qui a déjà subi une hausse de 52% en 2023, même si son taux s'établit à 20,5%, contre une moyenne de 39,7% dans les communes. 

Après la polémique sur les notes de frais d'Anne Hidalgo et des maires d'arrondissement, son ancien premier adjoint propose de réduire ces frais. Des économies plus substantielles seront faites "sur la trajectoire de la masse salariale, sur les marchés d'études, sur des économies de sous-traitance et d'événementiel", a-t-il ajouté. 

Le candidat doit détailler son programme jeudi matin.

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