Dans les principales métropoles françaises, le premier tour des élections municipales de ce dimanche 15 mars dessine un paysage politique fragmenté et annonce des seconds tours très ouverts. Plusieurs villes majeures se dirigent vers des triangulaires ou quadrangulaires, rendant les alliances décisives dans l’entre-deux-tours.
- À Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire arrive nettement en tête avec près de 38% des suffrages, devant la candidate de droite Rachida Dati (environ 25%). Plusieurs autres listes dépassent la barre des 10%, notamment celle de La France insoumise et celle du centre, ce qui pourrait conduire à un second tour très disputé. La stratégie d’alliances entre les différentes composantes de la gauche et de la droite sera déterminante pour l’issue du scrutin.
- À Marseille, la confrontation est particulièrement serrée. Le maire sortant Benoît Payan (union de la gauche) arrive en tête avec un peu plus de 36 %, talonné de près par le candidat du Rassemblement national Franck Allisio, autour de 35 %. La candidate de droite Martine Vassal se maintient également au second tour. Cette configuration ouvre la voie à une quadrangulaire potentiellement décisive pour la deuxième ville de France.
- À Lyon, le maire écologiste sortant Grégory Doucet est au coude-à-coude avec l’homme d’affaires Jean-Michel Aulas, soutenu par la droite et le centre, chacun autour de 37% des voix. La candidate de La France insoumise dépasse les 10 %, ce qui lui permet également de se maintenir, rendant l’issue incertaine.
- À Bordeaux, le maire écologiste Pierre Hurmic arrive légèrement en tête devant le candidat centriste Thomas Cazenave.
- À Lille, plusieurs listes de gauche — socialistes, insoumis et écologistes — se partagent l’électorat.
- À Reims, en revanche, le maire sortant Arnaud Robinet dispose d’une avance confortable.
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