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Municipales : le point dans les grandes villes

Le premier tour du scrutin s'est caractérisé par une participation relativement faible, autour de 56% des inscrits. Et annonce des seconds tours très ouverts.  

Des passants regardent les affiches électorales des candidats aux municipales à Paris le 9 mars 2026. © Ludovic Marin

Des passants regardent les affiches électorales des candidats aux municipales à Paris le 9 mars 2026. © Ludovic Marin

Dans les principales métropoles françaises, le premier tour des élections municipales de ce dimanche 15 mars dessine un paysage politique fragmenté et annonce des seconds tours très ouverts. Plusieurs villes majeures se dirigent vers des triangulaires ou quadrangulaires, rendant les alliances décisives dans l’entre-deux-tours.

  • À Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire arrive nettement en tête avec près de 38% des suffrages, devant la candidate de droite Rachida Dati (environ 25%). Plusieurs autres listes dépassent la barre des 10%, notamment celle de La France insoumise et celle du centre, ce qui pourrait conduire à un second tour très disputé. La stratégie d’alliances entre les différentes composantes de la gauche et de la droite sera déterminante pour l’issue du scrutin.
  • À Marseille, la confrontation est particulièrement serrée. Le maire sortant Benoît Payan (union de la gauche) arrive en tête avec un peu plus de 36 %, talonné de près par le candidat du Rassemblement national Franck Allisio, autour de 35 %. La candidate de droite Martine Vassal se maintient également au second tour. Cette configuration ouvre la voie à une quadrangulaire potentiellement décisive pour la deuxième ville de France.
  • À Reims, en revanche, le maire sortant Arnaud Robinet dispose d’une avance confortable.
Au total, ces résultats confirment une recomposition politique dans les grandes villes : maintien de la gauche dans plusieurs métropoles, progression de la droite et du Rassemblement national dans certaines d’entre elles, et percées ponctuelles de La France insoumise. Les négociations d’entre-deux-tours devraient donc jouer un rôle décisif dans plusieurs capitales régionales avant le second tour prévu le 22 mars.

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