Dossier

Nancy, ville expérimentale du projet de recherche UrbLoom

Nancy fait partie des neuf villes accueillant le projet de recherche UrbLoom visant à la mise en place de platebandes fleuries résilientes adaptées aux sécheresses pour les pollinisateurs. 

© Unys-N.Dohr. Nancy fait partie des neufs villes européennes accueillant le programme de recherche, Urbloom, sur les platebandes fleuries résilientes.

© Unys-N.Dohr. Nancy fait partie des neufs villes européennes accueillant le programme de recherche, Urbloom, sur les platebandes fleuries résilientes.

Nom de code : UrbLoom. Signes particuliers : projet de recherche européen, dont l’Université de Lorraine est porteuse, visant à la mise en œuvre de platebandes fleuries résilientes au cœur des villes.

Objectif : combiner attractivité pour les pollinisateurs, résistance à la sécheresse et établir une gestion durable pour une conservation efficace de la biodiversité urbaine.

Nancy fait partie, avec Paris, Villeneuve-d’Ascq, Berlin, Munich, Genève, Toulouse, Marseille et Vitoria-Gasteiz, des neuves villes impliquées dans ce programme de recherche.

«Dans les villes européennes, les variétés de plantes proposées sont souvent similaires d’une ville à l’autre même si les conditions climatiques diffèrent, et ont tendance à privilégier la valeur esthétique au détriment des avantages en termes de biodiversité», constate l’Université de Lorraine.

Biodiversité plutôt qu’esthétisme

«Il est important de modifier les pratiques de gestion florale, en impliquant les parties prenantes, des horticulteurs aux citoyens. L’idée est d’explorer la possibilité de nouveaux types de platebandes fleuries créatives et résilientes».

À Nancy, cinq espaces verts vont être choisis pour installer des platebandes fleuries testées durant l’année 2027. Le projet recensera les pratiques actuelles de fleurissement afin de les mettre en lien en regard de celles des autres villes du projet.

«Les espèces végétales seront choisies en concertation avec les agents de la ville, ceux des autres collectivités appartenant à la même région bioclimatique, ainsi qu’avec des chercheurs impliqués dans le projet. Des suivis seront réalisés régulièrement au sein des parcs nancéiens pour mesurer les caractéristiques des fleurs et également observer les pollinisateurs qui les visitent», explique l’Université de Lorraine

Un changement important dans l’aménagement paysager urbain pourrait alors être mis en place histoire de mettre en œuvre une approche fonctionnelle favorisant la biodiversité et l’adaptation aux conditions climatiques futures plutôt que l’aspect purement esthétique.