Le débat sur la transition énergétique en France est souvent perçu à travers une perspective nationale, mais les réalités locales révèlent des disparités significatives. Selon une étude de Watt Watchers basée sur 60 000 logements, le département du Nord enregistre la consommation moyenne la plus élevée, avec plus de 8 000 kWh par an et par logement en gaz et électricité. Ce constat met en lumière l’impact des conditions climatiques rigoureuses et du bâti ancien sur les factures énergétiques des ménages. En effet, le climat froid de la région, associé à des surfaces habitables supérieures à la moyenne et à un nombre plus élevé d’occupants, contribue à cette consommation.
Une autre préoccupation majeure est que près de 60 % des logements dans le Nord sont chauffés au gaz, ce qui augmente leur vulnérabilité face aux fluctuations des prix de l’énergie. La faible performance énergétique de nombreux logements pourrait également entraîner une forte hausse des factures en cas de crise énergétique ou d’augmentation des taxes. Face à cette situation, il est crucial de mettre en place des mesures pour améliorer l’efficacité énergétique, comme l’installation de systèmes de chauffage modernes tels que les pompes à chaleur, ainsi que la rénovation des habitations mal isolées. Cela permettrait non seulement de réduire la dépendance aux énergies fossiles, mais aussi d’alléger le poids financier sur les ménages.