Gabriel Attal a prôné jeudi une "coalition des démocrates", des "électeurs sociaux-démocrates jusqu'aux électeurs de la droite républicaine", après la victoire à la primaire de gauche de Raphaël Glucksmann, une sérieuse concurrence au centre-gauche pour le candidat Renaissance.
Pour Gabriel Attal, la victoire de M. Glucksmann est une "bonne chose". "Quand il y a des candidats dans le camp démocrate et des candidats de gauche qui assument désormais la rupture avec La France insoumise, je ne peux que m'en réjouir", a-t-il déclaré sur franceinfo.
Mais alors qu'aucun prétendant n'est en "dynamique" entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, "vous avez malheureusement des candidats à gauche qui (veulent) faire le rassemblement de la gauche face à la droite, c'est Raphaël Glucksman, des candidats à droite qui (veulent) faire le rassemblement de la droite face à la gauche, c'est par exemple Édouard Philippe et Bruno Retailleau", a-t-il développé.
"Je considère que l'époque, le moment (...) justifie qu'on fasse une coalition, que vous ayez des électeurs différents qui puissent se retrouver dans un projet commun", a ajouté M. Attal, qui veut une coalition "des électeurs sociaux-démocrates jusqu'aux électeurs de la droite républicaine".
Le candidat Renaissance évoque également cette "coalition des démocrates" dans une "lettre aux Français" exposant ses propositions pour "rétablir nos comptes pour préserver l'avenir de notre jeunesse" publiée jeudi.
"Dès mon élection, j'actionnerai un frein d'urgence de 20 milliards d'euros d'économies pour stopper l'hémorragie", écrit l'ancien Premier ministre dans cette lettre imprimée à 600.000 exemplaires.
Ceci vient avant "un plan de 150 milliards d'euros d'économies sur le quinquennat", afin d'obtenir "des comptes de la sécurité sociale à l'équilibre en trois ans, un déficit public sous les 3 % de notre richesse nationale avant 2032, puis l'équilibre budgétaire d'ici 2037", ajoute M. Attal.
Le candidat Renaissance veut établir "une double règle d'or": d'abord "d'ici 10 ans, tout budget devra être voté à l'équilibre" mais aussi, "pour tourner notre modèle tout entier vers nos jeunes et l'avenir: nous devrons dépenser moins pour les dépenses courantes et pour les dépenses sociales, et plus pour l'avenir et pour l'éducation".
Il attend 7 milliards d'euros d'économies d'une refonte de l'organisation de l'État et proposera "un plan de départs volontaires pour supprimer 100.000 postes de fonctionnaires avec une prime de départ".
Au nom de "la priorité au travail", "deux tiers des économies seront réalisées sur nos dépenses sociales. Elles sont aujourd'hui hors de contrôle : arrêts maladie, réforme de l'assurance chômage et, bien sûr, système de retraite", ajoute l'ancien Premier ministre.