Dossier

Saône-et-Loire : l’industrie multiplie les outils de recrutement

En plus du pôle formation, des écoles de production de Chalon-sur-Saône et du Creusot ou encore du GEIQ Industrie 71, l’UIMM de Saône-et-Loire organise la 24ème édition de son forum emploi et alternance dans l’industrie le 21 mars prochain à Chalon-sur-Saône.

De gauche à droite, Déborah Perlin, responsable de la communication à l’UIMM 71, Estelle Girardeau, référente entreprise de l’UIMM 71, Malika Djedoui, France Travail et Isabelle Laugerette, secrétaire générale de l’UIMM de Saône-et-Loire. © UIMM 71

De gauche à droite, Déborah Perlin, responsable de la communication à l’UIMM 71, Estelle Girardeau, référente entreprise de l’UIMM 71, Malika Djedoui, France Travail et Isabelle Laugerette, secrétaire générale de l’UIMM de Saône-et-Loire. © UIMM 71

Chaudronnier, usineur, technicien de maintenance ; l’observatoire paritaire des métiers de la métallurgie estime à 110 000 emplois les futurs besoins des entreprises de la branche à l’horizon 2026. Pour encourager les vocations dans ces métiers en tension, et pour répondre aux enjeux de recrutement et de formation de la filière industrielle, l’UIMM de Saône-et-Loire déploie une politique d’emploi forte. Pour accompagner les acteurs du territoire, la structure s’appuie sur plusieurs outils à commencer par le pôle formation UIMM Bourgogne 21 – 71.

«Nous formons les jeunes du bac au bac + 5, jusqu’au niveau ingénieur, mais aussi des adultes en formation continue ou des publics en reconversion, détaille Estelle Girardeau, référente Entreprise de l’UIMM 71. Nous intervenons auprès de toutes les industries qui le souhaitent du territoire en tant que spécialiste des métiers techniques. Nous nous démarquons par des formations individualisées et adaptées aux besoins de l’entreprise après une visite sur site par exemple, que ce soit pour des montées en compétences ou de la mobilité interne».

Faciliter les recrutements

Si ces parcours se font par l’intermédiaire de l’alternance, l’UIMM propose également des cursus de formation sur d’autres modèles, notamment grâce à ses écoles de production. Celle de Chalon-sur-Saône, ouverte en 2017, se tourne vers l’usinage tandis que celle du Creusot, initiée en 2024, forme à la chaudronnerie et à la soudure. Ces structures s’adressent aux jeunes qui ne se retrouvent pas dans le système scolaire classique. «Nos élèves passent 80% du temps sur les machines avant que les connaissances soient complétées par un enseignement pratique. Il n’y a pas d’alternance mais les élèves répondent à de vraies commandes d’une vingtaine d’entreprises qu’ils livrent. Nous les acculturons au monde industriel» insistent Déborah Perlin, responsable communication de l’UIMM 71 et Estelle Girardeau.

Pour répondre à tous les profils et toutes les attentes des entreprises, l’UIMM 71 s’appuie également sur le groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification, GEIQ industrie 71. «Une entreprise avec un projet de recrutement individuel ou collectif impliquant de la formation peut se tourner vers le GEIQ qui va gérer le recrutement. Le profil et le parcours de formation sont établis avec l’entreprise mais c’est le GEIQ qui reste l’employeur pendant la durée du contrat d’alternance. En général, à l’issue de la période, l’entreprise embauche l’apprenant.»

Un forum pour tous

Estelle Girardeau se réjouit que 90 personnes aient profité du dispositif en 2025 tandis que 2026 devrait dépasser ce nombre malgré les freins rencontrés par les industriels. «La baisse des financements et le contexte international incertain avec son manque de visibilité font que nous avons plus de jeunes que d’offres quand c’est habituellement l’inverse.» Pourtant, l’alternance reste un gage d’insertion professionnelle.

Dernier outil et pas des moindres, le Forum emploi et alternance de l’UIMM qui se déroulera le samedi 21 mars prochain au matin. Destiné à tous les publics, jeunes en recherche d’alternance ou d’une voie professionnelle, salariés en reconversion qui ne connaissent pas l’industrie ou même des salariés de l’industrie désireux d’évoluer, le salon réunira non seulement des entreprises mais aussi les organismes de formation, les dispositifs de financements et proposera des ateliers techniques ainsi que la présence de formateurs venus expliquer les métiers. Près de 400 visiteurs sont attendus sur la demi-journée.

Pour Aletheia Press, Nadège Hubert