Lors de son conseil communautaire du 29 avril 2026, Terroir-de-Caux a présenté un budget marqué par des excédents de fonctionnement mais surtout par des perspectives d’investissements massifs dans le secteur de l’eau. Les comptes affichent un résultat positif de 2,37 millions d’euros, tandis que les budgets annexes restent fortement contraints, notamment l’eau et l’assainissement.
Les élus évoquent la nécessité de financer une station d’épuration à Val-de-Saâne, estimée à plus de 6 millions d’euros, ainsi que des opérations de réhabilitation sur plusieurs réseaux et équipements techniques.
Investissements eau et réseaux lourds
Ces orientations budgétaires s’inscrivent dans un contexte de hausse des charges de fonctionnement, liée notamment à l’augmentation des coûts de l’énergie et des dépenses de personnel. Les collectivités locales absorbent simultanément des obligations réglementaires croissantes et engagent des investissements structurants, tout en encadrant la pression sur la fiscalité locale.
À l’échelle nationale, la situation observée à Terroir-de-Caux s’inscrit dans une évolution plus large touchant de nombreuses intercommunalités rurales, où la modernisation des réseaux d’eau et d’assainissement constitue désormais un poste d’investissement central. Le vieillissement des infrastructures, l’alourdissement des exigences réglementaires et la progression des coûts de réalisation complexifient l’équilibre financier des projets locaux.
Dans ce contexte, les écarts se creusent entre les territoires disposant de ressources fiscales suffisantes et ceux davantage dépendants de mécanismes de mutualisation ou de financements externes. Les collectivités sont ainsi conduites à arbitrer entre plusieurs priorités simultanées, notamment la rénovation des équipements, la conformité aux normes environnementales et la continuité du service public, dans un cadre marqué par la contrainte budgétaire et les objectifs liés à la transition écologique.