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Lille : un vice-président du Medef au déjeuner des Places tertiaires

Le déjeuner mensuel des Places tertiaires, association de promotion des métiers du conseil dans les Hauts-de-France, s’est tenu le 16 janvier à Lille avec un invité de marque : Fabrice Le Saché, vice-président du Medef.

Fabrice Le Saché, vice-président du Medef, a participé le 16 janvier à un déjeuner en compagnie des adhérents des Places tertiaires, une association défendant les métiers du tertiaire supérieur dans les Hauts-de-France. © Aletheia Press / Arnaud Stoerkler

Fabrice Le Saché, vice-président du Medef, a participé le 16 janvier à un déjeuner en compagnie des adhérents des Places tertiaires, une association défendant les métiers du tertiaire supérieur dans les Hauts-de-France. © Aletheia Press / Arnaud Stoerkler

Tous les mois ou presque, c'est la même ritournelle. Le laboratoire d'idées (think tank) Les Places Tertiaires, qui regroupe et défend les métiers du conseil et plus généralement des prestations intellectuelles dans les Hauts-de-France, invite ses adhérents à un déjeuner autour d'un(e) invité(e). Ce 16 janvier, à Lille, c'est Fabrice Le Saché, vice-président du Mouvement des entreprises de France (Medef), qui s'est exprimé.

Une arme à l'export

Fabrice Le Saché a ainsi choisi d'effectuer un tour d'horizon des enjeux économiques concernant le secteur du conseil. Tout en tirant son chapeau aux Places Tertiaires, qui défendent un secteur d'activité parfois méconnu. «Ces métiers sont très importants dans nos économies, mais se trouvent souvent sous-valorisées. Or, toute entreprise a besoin d'expertise, d'un regard extérieur pour comprendre des métiers toujours plus complexes, améliorer ses transitions technologiques ou écologiques», a-t-il estimé.

Ce secteur est stratégique. «Même les multinationales ont recours au conseil», a rappelé Fabrice Le Saché. Les plus petites structures sont aussi concernées. «C'est encore plus vrai pour les petites et moyennes entreprises, qui n'ont pas les moyens d'internaliser tous les services dont ils ont besoin». Le vice-président du Medef voit aussi le conseil comme «une arme» hors de nos frontières. «On parle souvent du déficit commercial de la France à l'export. C'est vrai sur les biens manufacturés, mais notre pays est excédentaire sur les services. C'est même l'un des plus grands exportateurs mondiaux dans le domaine, ce qui rapporte de l'argent à notre nation» se félicite-t-il.

Les Hauts-de-France, sixième région dans les services tertiaires

À ce petit jeu-là, les Hauts-de-France n'ont pas à rougir : c'est la sixième région réunissant le plus d'emplois dans le tertiaire supérieur (121 000), d'après une étude de la Chambre de Commerce et d'Industrie publiée en octobre dernier. Peut-elle se rapprocher du podium dans un avenir proche ? Stéphanie Dubut et Fabrice Le Saché y croient tous les deux. «Nous sommes une région de besogneux, où les gens aiment parfois tout faire par eux-mêmes», confie la vice-présidente des Places Tertiaires.

«À nous de montrer aux entreprises que ces métiers sont importants et qu'ils n'ont pas besoin d'aller à Paris pour chercher du conseil, parce que notre région est riche en pépites», rebondit-elle. De son côté, le vice-président du Medef a profité d'un récent déplacement en Belgique pour défendre la candidature de Lille à l'accueil de la future autorité douanière européenne. Une instance qui, selon lui, «donnerait un nouveau souffle international à Lille». Et au tertiaire supérieur.

Pour Aletheia Pres, Arnaud Stoerkler

Un double objectif pour ce rendez-vous mensuel

Ce rendez-vous mensuel organisé par les Places Tertiaires a un double objectif. «Ce déjeuner constitue à la fois un point de rencontre entre les prestataires de conseil et des donneurs d'ordre, et une respiration pour nos adhérents, qui s'extraient ainsi d'un travail quotidien très prenant», résume Stéphanie Dubut, vice-présidente de cette association mettant à l'honneur les activités du «tertiaire supérieur».