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Artisanat

Urgence de la transmission d’entreprises artisanales en Meurthe-et-Moselle

La création d’entreprises artisanales a accéléré l’an passé dans la région selon le dernier baromètre de l’Institut supérieur des métiers-MAAF paru fin décembre ! En Meurthe-et-Moselle, cette progression affiche les +10%. Reste qu’une création sur dix est issue d’une transmission, ce qui remet en avant cette urgence histoire de préserver le tissu économique local.

© D.R. Dans son dernier baromètre, l’Institut supérieur des métiers met en avant l’urgence de la transmission des entreprises artisanales.
© D.R. Dans son dernier baromètre, l’Institut supérieur des métiers met en avant l’urgence de la transmission des entreprises artisanales.

Hausse générale des créations d’entreprises artisanales dans la région avec une hausse en moyenne sur un an de +9% ! En Meurthe-et-Moselle, cette hausse affiche les +10% selon le dernier baromètre de l’Institut supérieur des métiers-MAAF paru fin décembre avec quelque 2 490 entreprises artisanales créées.

Reste que derrière cette dynamique, les auteurs de ce baromètre pointent du doigt le fait que seulement une entreprise créée sur dix est le fruit d’une reprise ou d’une transmission d’entreprise.

«Les reprises restent très minoritaires à l’exception de certaines activités dans l’artisanat de l’alimentation (boulangerie, restauration), où elles concernent 12% des créateurs. Les reprises offrent pourtant l’avantage de reprendre de bon emplacement, des équipements et une clientèle existante», peut-on lire dans ce baromètre.

Enjeu central pour la stabilité du tissu économique

D’après l’Institut supérieur des métiers, 2 930 sociétés artisanales seraient à céder dans la région d’ici cinq ans.

«La transmission de ces entreprises constitue un enjeu central pour la stabilité du tissu économique régional pour la préservation des compétences, notamment dans l’artisanat de fabrication», note le baromètre.

«La transmission d’entreprise en fin de carrière se prépare plus sereinement lorsqu’elle est anticipée. Pourtant, de nombreux dirigeants s’y préparent peu ou trop tardivement, espérant plutôt une reprise au sein de leur entourage», constate Catherine Ellie, directrice des études à l’Institut supérieur des métiers.

«Lorsqu’un atelier ferme ses portes, ce sont des savoir-faire parfois rares qui s’éteignent avec lui. Ce que l’on sait aussi, c’est qu’une entreprise sur deux risques de ne pas être transmise. Il y a donc une véritable dynamique à soutenir auprès de celles et ceux qui souhaitent entreprendre et se lancer dans une reprise d’entreprise».