En bref

Wall Street en forme, l'optimisme règne

La Bourse de New York a terminé en nette hausse mercredi, portée par l'optimisme lié au prolongement du cessez-le-feu au Moyen-Orient et à de nouveaux résultats...
Des opérateurs à la Bourse de New York, le 18 mars 2026 © ANGELA WEISS

Des opérateurs à la Bourse de New York, le 18 mars 2026 © ANGELA WEISS

La Bourse de New York a terminé en nette hausse mercredi, portée par l'optimisme lié au prolongement du cessez-le-feu au Moyen-Orient et à de nouveaux résultats d'entreprises qui ont réjoui les investisseurs.

Le Nasdaq a pris 1,64% et le S&P 500 a gagné 1,05%, les deux indices s'octroyant dans le même temps de nouveaux records en clôture. Le Dow Jones a, lui, avancé de 0,69%.

La prolongation unilatérale par Donald Trump de la trêve avec l'Iran "a apaisé les craintes immédiates d'une escalade", relève David Morrison, de Trade Nation.

Le président américain a justifié sa décision par la nécessité de laisser davantage de temps aux Iraniens pour joindre les pourparlers de paix au Pakistan.

Il "n'a pas fixé de date limite pour recevoir une proposition de l'Iran", a assuré mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, selon qui "en définitive, le calendrier sera imposé" par le républicain.

"Il y a de fortes chances qu'un accord soit conclu; la question n'est pas de savoir si cela va arriver, mais quand. Et c'est pour cela que le marché est en forte hausse", commente auprès de l'AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.

"L'amélioration du moral des investisseurs intervient malgré les tensions accrues dans le détroit d'Ormuz", note Jose Torres, d'Interactive Brokers.

Le marché a d'ailleurs semblé faire fi de la nouvelle hausse des cours du pétrole et de l'absence d'évolution positive dans le détroit d'Ormuz, où Américains et Iraniens maintiennent leur blocage respectif.

Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain, l'échéance de référence, se tendait légèrement, à 4,30% contre 4,29% à la clôture la veille.

Pour Adam Sarhan, les investisseurs cherchaient donc un "prétexte" pour aller de l'avant, après deux séances de baisse.

L'optimisme à Wall Street est aussi alimenté par une nouvelle série de publications financières d'entreprises.

"Jusqu'à présent, la réaction à la saison des résultats a été bonne", souligne M. Sarhan.

Le groupe américain GE Vernova, qui rassemble les anciennes activités liées à l'énergie du conglomérat General Electric, s'est ainsi envolé de 13,75% à 1.127,56 dollars l'action après avoir fait état d'un bond de 71% de ses commandes entre janvier et mars.

La demande liée aux centres de données a notamment dopé ses résultats et poussé l'entreprise à relever ses prévisions annuelles.

Le constructeur aéronautique américain Boeing a lui gagné 5,53% à 231,28 dollars.

Grâce au rebond des livraisons d'avions commerciaux, l'entreprise a généré un chiffre d'affaires de 22,28 milliards de dollars au premier trimestre - les analystes tablaient sur 21,85 milliards selon le consensus de FactSet - et a réduit sa perte nette par action à 20 cents, contre 49 cents un an plus tôt.

En revanche, la compagnie aérienne United Airlines (-5,58% à 91,71 dollars) n'est pas parvenue à convaincre.

Elle a diminué ses prévisions pour l'année complète en raison de la hausse du prix du kérosène, sa facture de carburant ayant bondi de plus de 12% sur un an.

Les réactions aux publications - après la clôture - mercredi de Tesla (+4% dans les échanges électroniques hors séance) et IBM (-7%) laissent présager d'un enthousiasme plus mesuré jeudi.

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