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Wall Street ouvre en baisse, plombée par Alphabet, qui décroche de plus de 10%

La Bourse de New York évoluait en baisse jeudi peu après l'ouverture, lestée par les résultats d'Alphabet (Google), jugés décevants, mais de bons...
Un écran à la Bourse de New York, le 19 octobre 2026 © ANGELA WEISS

Un écran à la Bourse de New York, le 19 octobre 2026 © ANGELA WEISS

La Bourse de New York évoluait en baisse jeudi peu après l'ouverture, lestée par les résultats d'Alphabet (Google), jugés décevants, mais de bons indicateurs macroéconomiques limitaient le repli.

Vers 14H05 GMT, le Dow Jones abandonnait 0,23 %, l'indice Nasdaq à forte coloration technologique lâchait 1,23 % et l'indice élargi S&P 500 cédait 0,30 %.

Durant la nuit de mercredi à jeudi, les contrats à terme sur le Nasdaq avaient laisser présager, un temps, une contraction pouvant aller jusqu'à près de 2 %.

Mais la trajectoire s'est progressivement redressée, notamment sous l'influence d'une volée de nouvelles données macroéconomiques.

Elles ont montré que la croissance avait fortement accéléré au troisième trimestre aux Etats-Unis, à 3,4 % en rythme annualisé, contre 2,2 % sur les trois mois précédents et 3,1 % attendus.

"Ces chiffres macroéconomiques ont clairement aidé" les indices à ne pas décrocher, a commenté Adam Sarhan, de 50 Park Investments.

"L'économie est plus vigoureuse que prévu", a-t-il expliqué, "mais pas suffisamment pour faire bondir l'inflation."

Par ailleurs, l'indice de prix PCE, référence pour la banque centrale américaine (Fed), est lui ressorti conforme aux anticipations des économistes, à 0,5% sur un mois et 3,6% sur un an.

Pour Adam Sarhan, cela montre que "l'inflation n'accélère pas au point que cela forcerait la Fed à relever ses taux".

De fait, les projections du marché sur l'évolution du taux directeur de la Réserve fédérale n'ont quasiment pas varié après cette publication.

Le rendement des emprunts d'Etat américains à dix ans repassait sous le seuil symbolique de 5 %, à 4,97 %, contre 5,04 % la veille en clôture.

La place new-yorkaise restait néanmoins dans le rouge, orientée par la publication des comptes trimestriels d'Alphabet, mercredi après Bourse.

La maison mère de Google (-11,64 %) a fait état d'un chiffre d'affaires et d'un bénéfice net inférieurs aux attentes des analystes, sous l'effet d'un ralentissement de la publicité, métier historique du groupe qui pèse encore près des deux tiers de ses revenus (64 %).

Ces éléments "ont attisé les craintes", qui couvent depuis plusieurs trimestres déjà, de voir les chatbots d'intelligence artificielle (IA) générative et les désormais fameux assistants IA "rogner de plus en plus la domination du moteur de recherche de Google", a constaté David Morrison, analyste de Trade Nation.

Beaucoup moins dépendant de la publicité, son concurrent Microsoft (-0,78 %) s'en est, lui, nettement mieux tiré, surpassant le consensus d'analystes établi par FactSet.

Son activité d'informatique à distance (cloud) a vu son chiffre d'affaires croître de 30% sur un an.

Certains opérateurs ont néanmoins tiqué sur le montant des investissements réalisés au troisième trimestre, sensiblement inférieurs aux chiffres estimés par les analystes.

Quant à Alphabet, il a confirmé l'enveloppe de ses investissements sur l'exercice 2026, après les avoir relevés au trimestre précédent.

De quoi contrarier les investisseurs, "qui veulent voir des signes de solidité et de croissance des dépenses dans l'IA", fait valoir Adam Sarhan.

Ailleurs à la cote, la plateforme de livraison de repas DoorDash était en hausse de 6,07 % après l'annonce d'un accord pour le rachat de Maplebear (-0,70 %), maison mère de l'application d'acheminement de courses Instacart, valorisé 17 milliards de dollars.

DoorDash offre 65 dollars par titre, soit une prime de 11 % par rapport au cours de clôture de mercredi.

Caterpillar (-7,72 %) était boudé par les investisseurs, malgré un chiffre d'affaires en croissance de 17 %, notamment grâce au boom de la construction de centres de données, ainsi que par les prévisions du groupe pour le trimestre en cours.

Le croisiériste Norwegian prenait le large (+11,36 %) après le relèvement de ses prévisions annuelles, à la faveur d'une progression de ses coûts moindre qu'attendu et d'une demande toujours soutenue.

Le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly était lui aussi plébiscité (+7,72 %), sur la foi de résultats très supérieurs aux attentes du marché. Il a pu compter sur le dynamisme des ventes de ses traitements anti-obésité et anti-diabétique Mounjaro et Zepbound.

Son concurrent Merck était également recherché (+4,87 %), ses comptes du troisième trimestre marqués par la croissance des traitements oncologiques Keytruda et du vaccin contre le papillomavirus Gardasil ayant séduit Wall Street.

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