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Wall Street progresse, entre espoir sur le Moyen-Orient et résultats d'entreprises

La Bourse de New York évolue en hausse mercredi, portée par l'annonce du prolongement sine die de la trêve au Moyen-Orient et une vague de...
Des opérateurs à la Bourse de New York le 13 avril 2026 © CHARLY TRIBALLEAU

Des opérateurs à la Bourse de New York le 13 avril 2026 © CHARLY TRIBALLEAU

La Bourse de New York évolue en hausse mercredi, portée par l'annonce du prolongement sine die de la trêve au Moyen-Orient et une vague de nouveaux résultats d'entreprises bien accueillis.

Vers 14H00 GMT, le Dow Jones prenait 0,93%, l'indice Nasdaq gagnait 0,99% et l'indice élargi S&P 500 s'octroyait 0,84%. 

"Le marché est en effervescence à l'idée que le cessez-le-feu se poursuive", résume auprès de l'AFP Steve Sosnick, d'Interactive Brokers.

Le président américain Donald Trump s'est résolu mardi soir, peu après la clôture de Wall Street, à prolonger la trêve observée avec Téhéran depuis le 8 avril, afin de laisser davantage de temps aux Iraniens pour joindre les négociations de paix sous l'égide des médiateurs pakistanais.

"On ignore ce qu'il va se passer ensuite, mais ce qu'il se passe actuellement correspond à une nouvelle adhésion à ce qu'on appelle le +TACO trade+", relève Patrick O'Hare, de Briefing.com, en référence à l'acronyme en vogue parmi les investisseurs qui signifie "Trump se défile toujours".

"Les discours musclés n'ont pas été suivis d'une action militaire plus musclée", ajoute l'analyste, ce qui explique selon lui la tendance haussière.

Steve Sosnick note une forme de "désynchronisation" avec les cours du pétrole, "qui s'explique en grande partie par l'appétit pour le risque qui règne sur le marché boursier".

Les prix de l'or noir sont en effet en hausse de plus de 2% mercredi, le blocus toujours en cours dans le détroit d'Ormuz pesant sur l'approvisionnement mondial.

L'optimisme à Wall Street est aussi alimenté par une nouvelle série de publications financières d'entreprises.

GE Vernova s'envole

"Dans l'ensemble, les résultats ont été plutôt bons", juge M. Sosnick, notant que la place américaine se montre plus conciliante qu'en temps normal.

"Tout ce qui pourrait raisonnablement être considéré comme une bonne nouvelle, voire une nouvelle acceptable, sera perçu comme positif" par le marché, ajoute-t-il.

Le groupe américain GE Vernova, qui rassemble les anciennes activités liées à l'énergie du conglomérat General Electric, s'envolait ainsi de plus de 13% à 1.125,30 dollars l'action après avoir fait état d'un bond de 71% de ses commandes entre janvier et mars.

La demande liée aux centres de données a notamment dopé ses résultats et poussé l'entreprise à relever ses prévisions annuelles.

Le constructeur aéronautique américain Boeing gagnait lui 1,75% à 223 dollars.

Grâce au rebond des livraisons d'avions commerciaux, l'entreprise a généré un chiffre d'affaires de 22,28 milliards de dollars au premier trimestre - les analystes tablaient sur 21,85 milliards selon le consensus de FactSet - et a réduit sa perte nette par action à 20 cents, contre 49 cents un an plus tôt.

En revanche, la compagnie aérienne United Airlines (-3,48% à 93,75 dollars) ne parvenait pas à rester dans le vert.

Elle a diminué ses anticipations pour l'année complète en raison de la hausse du prix du kérosène, sa facture de carburant ayant bondi de plus de 12% sur un an.

Ses résultats du premier trimestre, supérieurs aux attentes, n'ont pas suffit à convaincre les investisseurs.

L'éditeur de logiciels Adobe (+3% à 254,60 dollars) était porté par l'annonce d'un vaste programme de rachats d'actions, pour un total de 25 milliards de dollars d'ici 2030. 

Depuis le début de l'année, le titre a fondu de plus de 25% délaissé par un marché qui craint que le développement de l'intelligence artificielle (IA) ne mette en péril le modèle économique du secteur.

Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain, l'échéance de référence, se détendait légèrement, à 4,28% contre 4,29% à la clôture la veille.

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