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À Abbeville, Lactinov-Babydrink présente son projet d’extension

Le 14 mars à Abbeville, a été présenté, lors de la réunion publique d’ouverture de la consultation, le projet d’extension des unités de Lactinov et Babydrink. Un chantier de près de 70 millions d’euros qui devrait être livré fin 2027.

Ce 14 mars à Abbeville, une réunion publique a lancé la consultation concernant le projet d’extension des unités de Lactinov et Babydrink. Installé sur 19 hectares, à cheval sur les communes d’Abbeville et de Vauchelles-les-Quesnoy, Lactinov-Babydrink est, en effet, engagé depuis 2020 dans un plan de transformation industrielle. Si toutes les autorisations nécessaires sont obtenues, la surface du site doit passer de 36 714 m² à 50 800 m² d’ici fin 2027, pour un investissement de près de 70 millions d’euros.

Conformément à la réglementation, le programme fait l’objet au préalable d’une consultation publique pendant trois mois. «Depuis le 9 mars et jusqu’au 9 juin, tout le monde peut consulter le dossier en ligne et laisser des observations. Il sera complété au fur et à mesure. Je tiendrai également des permanences (voir encadré)», détaille le commissaire enquêteur Jean-Philippe Olivier. Une rencontre de clôture sera organisée le 3 juin prochain.

Adapter l’outil industriel

«Notre objectif n’est pas d’augmenter notre volume de production mais d’adapter notre outil industriel aux évolutions du marché des produits laitiers. Chaque année, la vente de lait de consommation baisse de 3 % en moyenne», explique Pascal Mailly, directeur industriel de Lactinov. Pour compenser cette baisse, l’entreprise, qui traite chaque année 220 millions de litres de lait, mise sur la diversification de produits à plus forte valeur ajoutée. Il s'agit de produits infantiles et de boissons formulées, comme des boissons protéinées vendues en pharmacie.

«Sur Lactinov, le projet prévoit principalement l’augmentation des capacités de stockage de produits finis et d’emballages, ainsi que l’optimisation des flux logistiques», résume Pascal Mailly. Le bâtiment de stockage automatisé de 11 000 palettes serait augmenté de 5 000 places et celui dévolus aux emballages de 3 500 palettes. «Pour Babydrink, l’enjeu majeur est de rendre l’unité de production autonome en termes de préparation de recettes. Aujourd’hui, celles-ci sont formulées sur Lactinov et conditionnées sur Babydrink», indique le directeur industriel. L’extension comprend également la construction de bâtiments logistiques, d’une partie atelier-extrusion et de locaux sociaux.

Améliorer les performances industrielles et environnementales

«Ces travaux s’inscrivent dans une stratégie industrielle visant à anticiper la saturation des installations existantes», souligne Pascal Mailly. L’ensemble de ces aménagements serait réalisé en plusieurs phases afin d’assurer la continuité de l’activité. «Les collectes de lait sont effectuées 365 jours par an, il est impossible de s’arrêter», pointe-t-il.

D’un point de vue environnemental, l’usine a également pour objectif de réduire ses consommations énergétiques (eau, gaz et électricité) ainsi que ses émissions atmosphériques. «Il s’agit aussi de protéger les sols, de limiter la production de déchets, de mieux maîtriser les nuisances et de garantir un haut niveau de sécurité industriel, conformément aux attendus liés à la procédure d’autorisation environnementale», conclut Pascal Mailly.

Pour Aletheia Press, DLP

Consultation publique

Dans le cadre de la consultation publique, Jean-Philippe Olivier, commissaire enquêteur, tiendra des permanences à :

- la mairie de Vauchelles-les-Quesnoy le 28 mars, de 9 h à 12 h,

- la salle André-Guaquère d’Abbeville le 16 mai, de 9 h à 12 h, puis le 9 juin, de 14 h à 17 h