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Abbeville : Atol se spécialise dans la malvoyance et à la vision altérée

Installé sur 150 m² place Max-Lejeune, le centre optique a intégré il y a quelques mois l’association Faire ça voir. Elle rassemble une centaine de professionnels engagés en France pour informer et accompagner ces patients les plus fragiles. 

Atol structure progressivement un réseau national de centres dédiés à la malvoyance et à la vision altérée. On parle peu de malvoyance. Pourtant 1,7 million de Français ont une acuité visuelle inférieure à 6/10 même corrigée. Très peu de solutions concrètes existent pour les aider à surnommer ce handicap. Les opticiens formés à la basse vision sont rares : moins de 2 %.  

Déjà près d’une soixantaine de patients accompagnés 


Gérant de l’enseigne Atol depuis 2004 à Abbeville, et après un déménagement place Max-Lejeune début 2025, Fabrice Fourmeaux s’est engagé depuis plusieurs mois dans cette démarche de déploiement national. Lui et l’un de ses trois salariés ont suivi une formation spécifique. Il a déjà apporté cet accompagnement particulier à une quinzaine d’adultes et à une quarantaine d’enfants atteints de myopie évolutive. Les verres de ces derniers coutent cher et doivent être changés tous les ans : 

«Nous intervenons une fois le diagnostic de l’opthalmologiste posé, explique t-il. Nous proposons des solutions complémentaires et innovantes comme par exemple des lunettes prismatiques associées à des filtres sélectifs pour limiter l’éblouissement et améliorer les contrastes, des systèmes de protection de la macula qui est la zone centrale de la rétine, des dispositifs lumineux intégrés pour faciliter la lecture». 

Garder son autonomie

A cela s’ajoute : lunettes lisant les textes à voix haute, GPS vibrants, loupes numériques… Sans oublier d’autres équipements intégrant de l’intelligence artificielle car l’ambition est d’optimiser le potentiel visuel restant et de redonner de l’autonomie aux patients dans leur quotidien. 

Pour le moment, Atol Abbeville est le seul centre départemental dédiés à la malvoyance et à la vision altérée de la Somme. Pour Fabrice Fourmeaux, il est de santé publique de permettre à tous de pouvoir vivre le mieux possible. C’est pourquoi, il a intégré l’association Faire ça voir. Outre les formations des opticiens, elle permet aux gérants de centres d’optique de négocier de bonnes conditions d’achat pour obtenir des tarifs corrects pour les clients. 

Quand certains patients manquent de moyens financiers, l’association peut apporter une participation. Enfin, elle se veut un relais de communication : «Nos centres manquent de visibilité, regrette t-il. Pourtant, pour la deuxième année consécutive, nous avons été reconnus par l’agence régionale de santé pour le droit à la santé des usagers».