En bref

Agenvillers : le bistrot de la Somme fait vivre la commune

Repris depuis septembre 2024 par Émilie Flament et Julien Hochard, l’établissement dynamise la commune de 215 habitants. Café, bar, restauration, ateliers pâtisseries, soirées blind test et, bientôt, guinguette, les clients sont ravis. 

Fermé durant un an, Le bistrot de la Somme d’Agenvillers, près de Saint-Riquier, revit depuis septembre 2024. C’est après avoir entendu l’appel de la commune, propriétaire des lieux, dans le cadre de «SOS village» qu’un couple s’est présenté. Emilie Flament était chef pâtissière au restaurant Les Tisons à Ailly-le-Haut-Clocher. Son compagnon ,Julien Hochard, qui a une formation de cuisinier, était directeur du Comptoir du Malt à Abbeville. 

Sauver le dernier commerce du village 

Ils ont eu un coup de foudre pour l’établissement et ont sauvé le dernier commerce de la commune de 215 habitants : «Il fallait qu’on se lance», confie Emilie Flament. Ils ont demandé à casser un mur pour développer la perspective sur la salle de restaurant qui est devenue plus conviviale. Ils ont été épaulé dans leurs investissements par Baie de Somme 3 vallées et la communauté de communes Ponthieu-Marquenterre. 

Aujourd’hui, ils ont une capacité de 40 couverts, tous réservés. Quand arrive les beaux jours, ils peuvent aussi compter sur la terrasse d’une vingtaine de places, où les clients peuvent profiter tranquillement installés dans des canapés. 

Les clients peuvent juste venir boire un verre, déjeuner ou dîner. Dans tous les cas, le couple, épaulé par une serveuse et une apprentie en pâtisserie, tient à s’approvisionner un maximum en local. Ainsi la bière provient de la Brasserie de la Somme à Domart-en-Ponthieu, le pain de chez de la boulangerie-pâtisserie Cochin de Crécy-en-Ponthieu. Ils font confiance pour leurs fruits et légumes à La Potagère de Mareuil-Caubert. Le poisson est fourni par La Crotelloise. Quand à la viande, elle est livrée par Sauvage Viande à Feuquières-en-Vimeu. 

Dans l’assiette, les bonnes recettes s’enchainent. Les clients peuvent compter sur un choix allant jusqu'à cinq entrées, cinq plats et près de dix desserts, les mercredis midis, jeudis, vendredis, samedis et dimanche midis : «Nous proposons la fameuse ficelle picarde. Avec des frites ou de la salade, elle est obligatoire ! Il y a aussi la carbonade flamande, des brochettes de poisson frais, des plats végétariens car nous avons de la demande», précise t-elle.

Des animations

Le couple a mis en place également des ateliers pâtisseries le mercredi après-midi destinés aux adultes/ados ou au duo adulte/enfant, là aussi avec un grand succès. «Depuis le Covid, les gens font beaucoup de pâtisserie, constate Emilie Flament. Matériel et ingrédients, tout est fourni. Ils repartent avec leurs gâteaux. Certains font presque une heure de route ! Ce sont des beaux moments de convivialité». 

Regorgeant de projets, le couple vient d’organiser sa première soirée blind test qui logiquement a très vite affiché complet. Il va bientôt mettre en place une rôtissoire les week-ends. Devant la demande de la clientèle, il veut aussi orchestrer des guinguettes dans la salle des fêtes municipale qui jouxte leur établissement. 

Dans cet établissement, la clientèle est locale. En saison, le soir, des touristes, notamment étrangers, de gîtes et chambres d’hôtes locaux aiment à venir découvrir les lieux. «La clientèle vient essentiellement par le bouche à oreille, confie Emilie Flament. Nos avis Google sont très bons. Nous venons de recevoir la charte qualité confiance de la chambre des métiers et de l’artisanat des Hauts-de-France. C’est une belle reconnaissance». 

ns