Faire face aux turbulences conjoncturelles, comme celles traversées, tout en tentant de se projeter vers l’avenir en toute sécurité (ou presque) ! C’est tout le dilemme cornélien de bon nombre de dirigeants d'entreprise. Indépendants, dirigeants de TPE-PME, artisans. Cocher la case assurance est une obligation légale à l’image de la responsabilité civile professionnelle pour certaines activités.
Pour les autres il est primordial «d'être bien assuré pour exercer sereinement son activité», comme l’assure France Assureurs, la Fédération de l’Assurance. Histoire de faire le point, France Assureurs a édité un guide pratico-pratique «Entrepreneurs : 15 réflexes pour bien s’assurer» (disponible sur le site : www.franceassureurs.fr), dans le but d'affiner les démarches et stratégies en la matière.
«Un événement imprévu avec des conséquences humaines, matérielles ou économiques peut fragiliser l’entreprise». À côté de la responsabilité civile liée à l’activité même de l’entreprise, «qui est obligatoire et fondamentale pour sécuriser les relations commerciales et protéger les clients de l’entreprise», France Assureurs liste les trois principaux risques auxquels la structure entreprise doit se prémunir. Les risques pour les locaux, ceux liés à la mobilité et ceux en matière de santé et prévoyance retraite.
Au niveau des locaux, «l’assurance multirisque professionnelle peut assurer les dommages subis sur les biens (immobilier, mobilier, matériel professionnel y compris informatique et marchandises)». Pour les indépendants travaillant à domicile , «il est préférable de s’informer sur les plafonds de garantie présents dans votre assurance habitation personnelle car elle risque de ne pas être suffisante. Une extension des garanties du contrat est alors plus que souhaitable».
Contact avec l’assureur
Au chapitre, mobilité , «tous les véhicules motorisés doivent être obligatoirement couverts par une assurance de responsabilité civile», note France Assureurs. «Si les collaborateurs utilisent leur véhicule personnel pour les missions de l’entreprise, il est plus que judicieux de compléter leur couverture d’assurance automobile privée par la souscription d’une assurance mission en option du contrat d’assurance de responsabilité civile générale de l’entreprise».
En matière de risques de santé, «l’employeur doit proposer aux collaborateurs un contrat de complémentaire santé» et, pour le dirigeant ou travailleur indépendant, «une assurance prévoyance incapacité, invalidité, décès est nécessaire et peut être complétée par une assurance dite "personne clé" histoire de pallier les problématiques pouvant mettre en péril l’activité de l’entreprise».
Les extensions toujours souhaitables
Dans le domaine de la prévoyance-retraite, le dirigeant peut opter pour un dispositif type Plan d’épargne retraite (PER) ou l’assurance-vie. À noter que chaque employeur a l’obligation de verser une indemnité de fin de carrière à ses collaborateurs. «Certains contrats de prévoyance permettent de les financer».
Des réflexes à avoir et surtout dont il faut prendre conscience. Un point régulier avec l’assureur s’avère plus qu’indispensable.
Le DIPA, un bon garde-fou
Quel contrat souscrire ? Grande question ! Histoire de permettre un choix judicieux, il est naturellement possible de comparer les différentes offres présentes sur le marché. Le Document d’information normalisé sur le produit d’assurance (DIPA), document précontractuel, résume les principales garanties et exclusions d’un contrat d’assurance. Il permet de comparer plus facilement un produit d’assurance à un autre.