La Bourgogne-Franche-Comté, région étendue et contrastée, se caractérise par de nombreux espaces ruraux où l’offre de transports collectifs demeure limitée. En Saône-et-Loire notamment, les distances domicile-travail sont souvent importantes et renforcent la dépendance à la voiture individuelle. Dans ce contexte, la hausse des coûts de l’énergie accentue les difficultés des salariés contraints de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres chaque jour.
Pour répondre à cette problématique, la Région rappelle l’existence du Ticket Mobilité, un dispositif instauré en 2019. Il s’adresse aux salariés en contrat à durée déterminée ou indéterminée, sous conditions de revenus, qui effectuent plus de 30 kilomètres pour se rendre au travail sans solution de transport adaptée. L’aide peut atteindre jusqu’à 40 euros mensuels, versés sur onze mois. Elle repose sur un principe de cofinancement entre l’employeur et la Région, chacun contribuant à parts égales.
Un dispositif volontaire pour les entreprises
Le recours au Ticket Mobilité repose exclusivement sur l’engagement des entreprises. Celles-ci restent libres d’y adhérer, selon leur stratégie sociale et leurs capacités financières. Pour les employeurs qui choisissent de mobiliser cet outil, il constitue un levier complémentaire pour soutenir le pouvoir d’achat et faciliter l’accès à l’emploi dans les zones où les alternatives à la voiture sont limitées.
Du côté des représentants économiques, le dispositif est perçu comme une solution utile, à condition qu’il conserve son caractère volontaire. Les organisations patronales régionales soulignent l’intérêt d’un mécanisme simple et ciblé, cofinancé par la collectivité. Elles insistent également sur la nécessité de maintenir ce type d’aide dans la durée, afin d’accompagner les salariés les plus exposés aux contraintes de mobilité, sans alourdir les obligations des entreprises.