En bref
Matériels agricoles

Le fabricant de matériels de motoculture Bugnot 55 veut rebondir

En redressement judiciaire depuis le 30 juillet, Bugnot 55, implantée à Chauvency-Saint-Hubert, poursuit sa restructuration commerciale. Après avoir participé à Salonvert et lancé officiellement sa nouvelle marque en septembre, l’entreprise familiale voit son carnet de commandes s’étoffer. 

Quel avenir pour Bugnot 55 ? Telle est la question qui agite le Nord meusien alors que le fabricant de matériels agricoles en cessation de paiements depuis le 28 juillet a été placé en redressement judiciaire le 30 juillet dernier par le Tribunal de commerce de Bar-le-Duc. Une décision synonyme d’espoir avec une période d’observation durant laquelle un plan de continuation a été privilégié jusqu’en janvier prochain. Spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de broyeurs de branches et de végétaux ainsi que des balayeuses, l’entreprise familiale bien connue dans ce département rural avec son usine de 5 000 m² implantée à Chauvency-Saint-Hubert s’appuie sur un effectif de quarante-quatre personnes et affichait en 2025 un chiffre d’affaires de 8,5 millions d’euros. Historiquement associée à l’établissement voisin Bugnot 52, la société meusienne a entrepris de gagner en indépendance commerciale, une transition intervenue dans un contexte devenu plus fragile ces derniers mois.

Se structurer et rebondir

À l’heure où la Meuse affiche tristement le plus haut taux de défaillances de Lorraine au 30 août avec 83 procédures ouvertes en huit mois, dont 51 liquidations judiciaires, selon Altares, tous les acteurs économiques restent attentifs à la situation de cette PME créée en 1992. Malgré le redressement judiciaire prononcé il y a tout juste deux mois, la direction de Bugnot 55 a annoncé le 20 septembre dernier sa volonté de changer de nom en dévoilant sa nouvelle identité désormais baptisée Argane, marquant sa volonté de développement. «Nous avons choisi de réinternaliser notre force commerciale et le lancement d’Argane au cœur de Salonvert est un signal envoyé aux concessionnaires et aux clients finaux qui constituent notre clientèle historique. Le carnet de commandes se remplit de nouveau, notre restructuration va dans le bon sens», analyse Mathieu Bord, le directeur de Bugnot 55, bien décidé à se tourner «sereinement» dans l’avenir. Si des offres de reprise pouvaient être déposées au tribunal jusqu’au 30 septembre, la direction réaffirme son engagement dans cette PME familiale avec la volonté de «garder le cap».