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Colruyt se retire du marché français, un magasin concerné en Saône-et-Loire

Le groupe belge Colruyt met fin à sa présence en France en annonçant la fermeture de ses cinq derniers supermarchés. Parmi eux figure le site de Montchanin, en Saône-et-Loire, directement touché par cette décision qui marque l’aboutissement d’un long processus de désengagement du distributeur sur le territoire français.

© Colruyt.
© Colruyt.

Après près de trois décennies d’implantation en France, Colruyt a acté la fermeture de l’ensemble de ses derniers points de vente, faute de repreneur. En Bourgogne-Franche-Comté, le magasin de Montchanin, en Saône-et-Loire, fait partie des établissements concernés, aux côtés de celui de Sens, dans l’Yonne. Cette décision confirme le retrait total de l’enseigne du paysage commercial régional. Elle intervient dans un contexte de recul progressif de l’activité du groupe en France, malgré un chiffre d’affaires de 720 millions d’euros enregistré en 2024 et plus de 2 300 salariés. Pour la Saône-et-Loire, cette fermeture soulève des enjeux économiques locaux, notamment en matière d’emploi et de devenir du site commercial, alors que Montchanin constituait l’un des derniers ancrages de Colruyt dans la région.

Un désengagement progressif sans repreneur

La fermeture de ces magasins intervient après l’échec des tentatives de cession menées par le groupe belge. Dans le cadre d’un vaste plan engagé en 2025, Colruyt avait pourtant réussi à céder une large majorité de ses magasins français à plusieurs acteurs majeurs de la grande distribution, dont Intermarché, Carrefour, E.Leclerc et Coopérative U. Les sites restants, dont celui de Montchanin, n’ont pas suscité d’intérêt suffisant, en raison notamment de leur surface, de leur implantation géographique ou de leurs performances économiques. Les fermetures sont programmées pour début 2026, sous réserve de la validation du plan de sauvegarde de l’emploi par les autorités compétentes. Cette étape marquera la disparition définitive de l’enseigne en France et posera, en Saône-et-Loire comme ailleurs, la question du reclassement des salariés et de la reconversion des infrastructures laissées vacantes.