Depuis janvier 2025, la municipalité a choisi de produire les repas servis dans les écoles publiques, un changement majeur après des années de restauration confiée à des prestataires privés. «Les relations que nous avions avec les sociétés de restauration collective n’étaient pas satisfaisantes, explique Philippe Marini, maire de Compiègne. Il y avait de nombreux échelons intermédiaires et souvent des critiques sur la qualité ou la quantité des repas».
L’objectif, pour la municipalité, est d’améliorer la qualité des repas. «Nous voulons réapprendre la saisonnalité aux enfants, avec des menus variés et une dimension pédagogique autour de l’alimentation», poursuit le maire. Une autre volonté ité est de privilégier un circuit court d’approvisionnement. «La part de produits locaux dépendra des saisons, mais elle devra dépasser 50%», insiste l'élu.
Deux restaurants scolaires ouverts
La première étape du projet a été réalisée à l’école de Royallieu avec l’ouverture, en janvier 2025, avec l'ouverture cuisine de production capable de préparer jusqu’à 400 repas par jour. Pour Philippe Marini, les premiers retours sont positifs. «Les utilisateurs voient bien la différence. À tel point que les enseignants sont plus incités à déjeuner avec les enfants qu'auparavant».
Un an plus tard, en janvier dernier, la Ville a inauguré un second restaurant au groupe scolaire Charles-Faroux, dans le cadre d’un projet global de reconstruction de l’établissement. Le bâtiment de 390 m² comprend une salle de restauration de 135 m² pour 220 élèves, ainsi que des espaces de production équipés d’une cuisine professionnelle, de chambres froides, d’une laverie et de réserves alimentaires.
Une montée en puissance progressive
Depuis sa mise en service début janvier, la cuisine prépare 180 repas par jour pour les élèves de Faroux. La capacité va rapidement augmenter. Dès mars, 100 repas supplémentaires seront livrés au groupe scolaire Augustin-Thierry. Au printemps, 230 repas alimenteront l’école Saint-Lazare, puis d’autres écoles seront ajoutées à la rentrée 2026. À terme, le restaurant scolaire Charles-Faroux produira près de 800 repas quotidiens. Pour Philippe Marini, «Charles-Faroux sera le centre névralgique de tout le système. Un cuisinier référent y a été recruté et exercera son autorité sur l’ensemble du dispositif».
La Ville prévoit de poursuivre cette stratégie dans les années à venir, avec la création possible d'autres cuisines de production dans plusieurs groupes scolaires pour couvrir l’ensemble des besoins. «Dans les quatre ans, l'ensemble des écoles publiques devraient être alimenté par nos cuisines municipales», assure Philippe Marini.
Pour Aletheia Press, Lolita Péron Vranesic
370 000 euros d'investissement à l’école de Royallieu
Le restaurant scolaire compiégnois inauguré, en janvier 2025, à l’école de Royallieu a nécessité plus de 370 000 euros. L'investissement a couvert à la fois les travaux d’aménagement et l’achat d’équipements professionnels : four mixte, sauteuse multifonction, cellules de refroidissement, chambres froides, matériel de préparation et mobilier inox. «Dans les quatre ans, l'ensemble des écoles publiques devraient être alimenté par nos cuisines municipales», estime Philippe Marini maire de Compiègne. @Ville de Compiègne