La Chambre d’agriculture de la Meuse suit cette expérimentation depuis plusieurs mois sur deux parcelles. Les graines ont été récemment récoltées à la moissonneuse-batteuse, puis les plants ont été fauchés. La paille reste désormais au sol pour permettre son rouissage naturel, une phase nécessaire à la préparation de la matière végétale avant les étapes suivantes de transformation.
Un rendez-vous technique doit prochainement être organisé directement sur les parcelles. Destiné notamment aux agriculteurs, il permettra de découvrir la culture, d’échanger sur les premiers résultats obtenus et d’assister à une démonstration.
Au-delà du suivi agronomique, l’enjeu consiste à déterminer dans quelle mesure le chanvre peut s’adapter aux sols et au climat de la Meuse. Les résultats de cette expérimentation pourront contribuer à éclairer les choix des exploitants intéressés par cette culture, en tenant compte de ses conditions de production et des possibilités de valorisation de la récolte.
Le chanvre, une filière aux débouchés multiples
À l’échelle nationale, le chanvre présente plusieurs possibilités de valorisation. Ses fibres peuvent notamment être utilisées dans les matériaux de construction, l’isolation et certaines applications industrielles. Les graines trouvent, quant à elles, des débouchés dans l’alimentation et la production d’huile. Cette diversité peut permettre de répartir les usages entre différentes parties de la plante.
Pour les territoires agricoles, le développement de cette culture dépend néanmoins de plusieurs facteurs : les rendements obtenus, les investissements nécessaires, la disponibilité des équipements de récolte et de transformation ainsi que la proximité des débouchés commerciaux. La présence de partenaires spécialisés, à l'instar de la coopérative La Chanvrière, s'avère essentielle pour structurer durablement une filière locale.