La Gazette : Comment cette épreuve organisée ces deux dernières années sur le site du stade du Hainaut est arrivée sur le technopole ?
David Broutin : D’abord, c’est un choix fort. Quand le challenge est arrivé dans le Nord il y a trois ans, le parcours avait été imaginé en ville pour tenter d’intéresser le public le plus large possible. Cette année, en raison des travaux liés à la construction du futur centre aquatique à côté du stade, nous avons décidé avec nos partenaires, notamment l’Association régionale de l’industrie automobile (ARIA), qui fédère les industries automobiles, Stéphane Meuric, le directeur de Transalley, ou encore Valenciennes Métropole, d’implanter l’épreuve sur le technopole.
C’est riche de sens…
Oui ! Et nous nous sommes appuyés sur l’université pour pouvoir proposer d’autres activités et transformer ce challenge en Festival de l’écomobilité, avec notamment un espace formation dédié aux métiers de l’automobile. Vendredi, 45 entreprises ont proposé toute la journée des contrats en alternance autour de la thématique du transport. Il y avait aussi ce jour-là 12 organismes de formation, dont l’objectif était de présenter au jeune public tout l’aspect industriel associé au monde de l’automobile par le biais d’activités. Il s’agissait de sensibiliser aux filières professionnelles et technologiques, car c’est au collège que le déclic pour l’orientation professionnelle peut se faire.
Il y avait également un espace emploi pour les plus âgés…
Effectivement, 15 entreprises étaient présentes, essentiellement de l’industrie automobile et de l’industrie ferroviaire, car nous sommes en pleine période de recrutement. L’activité reprend. Les constructeurs recherchent des opérateurs, mais aussi des techniciens, des techniciens supérieurs et des ingénieurs. Il faut à nouveau former et embaucher. L’objectif de l’espace emploi était déjà de répondre à ce besoin, éventuellement d’orienter les demandeurs d’emploi vers un organisme de formation et leur faire comprendre qu’ils peuvent très vite retrouver le chemin du travail.
A côté, il y a ce challenge EducEco. Que représente cette compétition pour les entreprises ?
D’une certaine manière, les entreprises qui aident les équipes investissent sur l’avenir. Pour elles, c’est la possibilité de déceler les futurs talents. Pas seulement pour elles, mais plus globalement pour la filière ! Il faut absolument que toute une frange de nos jeunes s’oriente vers ces métiers de l’industrie. C’est d’ailleurs pour ça que notre association est soutenue par la plate-forme de la filière automobile, qui regroupe à la fois les constructeurs et les équipementiers. Ils ont bien compris que ce genre d’événement permet de montrer une belle image de leurs métiers.
Légende photo : David Broutin (au centre) pose avec les élèves du collège Voltaire de Lourches et leur professeur de mathématiques, Franck Desespringalle.
