Tribune libre
Edito

Des vacances dans le jardin ?

C'est bientôt l’été !

© D.R

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C'est bientôt l’été ! C’est aussi l’approche des grands départs estivaux... et la flambée des prix de l’essence cumulée à celle de l’énergie juste avant, et celle des hausses des prix des produits et matériaux encore juste avant et à celle de la crise sanitaire... l’été 2026 s’annonce particulier : une majorité de Français a déjà revu leurs vacances à la baisse, tandis qu’une partie d’entre eux envisage désormais de ne pas partir du tout. Les Français partiront aussi moins loin et pour moins cher... On hésite vraiment à sortir le transat dans le jardin et y rester.

C’est bientôt l’été, et les préparatifs des vacances n’ont jamais été aussi contractés. Faute à la hausse des prix du carburant et aux tensions géopolitiques internationales, 63% des Français ont déclaré avoir déjà modifié leurs projets de vacances, selon plusieurs études des tendances des vacances de l’été 2026. La pression inflationniste pèse aussi directement sur le budget des vacances, qui «s’inscrivent davantage dans une logique de proximité, de sobriété et de recentrage», toujours selon les études. Alors les Français partiront près de chez eux et de façon millimétrée. Car dans ce contexte, le trajet des vacances s’orchestre de main de maître, pensé autour d’un judicieux et astucieux équilibre entre budget et évasion, les Français devenant de parfaits géographes. Selon une enquête menée pour Ulys, figure du télépéage français, «les données recueillies témoignent d’une France qui peaufine ses déplacements avec un soin minutieux, soupesant judicieusement proximité géographique, dépaysement convoité et conditions optimales de voyage». En somme, partir en vacances ressemble à un vrai casse-tête et ce temps de pause estivale va presque devenir plombant.

Tourisme de proximité


Ce contexte ne plombe pas totalement les vacances : l’attachement des Français à leur territoire national demeure prépondérant et 67% d’entre eux passeront leurs vacances en France métropolitaine.  Une étude montre également que la demande des locations saisonnières des Français en France a augmenté de 3,2%, ce qui veut dire que les Français voyageront davantage dans leur pays. 

Et ce tourisme de proximité de l’été 2026 va dans le sens d’une dynamique impulsée post-covid. Partir en vacances non loin de chez soi, c’est un tourisme raisonnable et raisonné, privilégiant aussi les déplacements moins polluants comme le train. C’est aussi une chance : la France n’est pas la première destination touristique mondiale depuis plus de 30 ans pour rien car elle est belle et riche de ses cultures et de son histoire. Chaque région, chaque territoire révèle des trésors qu’ils soient naturels, culinaires ou culturels, et même au bout de sa rue. Et si partir en vacances ne serait plus un signe de richesse, ne serait plus synonyme d’une évasion à l’autre bout du monde, mais simplement un moment de pause, connecté à son environnement et à soi. Une redéfinition des vacances qui se dessine depuis la période covid, baptisé slow tourisme. Une manière de découvrir une destination de manière plus profonde, détaillée et de s’imprégner pleinement de la nature qui nous entoure et de la richesse du patrimoine. 

Ce slow tourisme, c’est aussi privilégier les rencontres, savourer les plaisirs de la table. Cela peut se faire n’importe où, car partir en vacances, c’est aussi faire une pause avec son esprit, avec son quotidien. C’est bientôt l’été, et cela peut même se faire dans un transat et dans le jardin !