Maroquinerie, prêt à porter, traiteur, pâtisserie, lingerie, restaurant… Les façades, les vitrines et les intérieurs de ces commerces se voient métamorphosés par le talent de Laurence Caron. Après une vingtaine d’années passées comme visuel merchandiser chez Burberry, aux Galeries Lafayette et chez Dior, elle a jeté l’ancre à Dieppe il y a quatre ans pour suivre son mari natif de la ville, et créer son entreprise dans cette activité.
S’adapter aux demandes et budgets des clients
C’est ainsi que sont nées, en mars 2023, Mes petites vitrines. Son travail de créatrice repose sur une amélioration de la visibilité des commerces afin de donner envie aux consommateurs de pousser leurs portes.
Elle rayonne sur Dieppe, Eu et Mers-les-Bains : «Je m’adapte toujours à la demande du client, à son budget, confie la quadragénaire. Je lui demande ce qu’il veut mettre en avant. Je lui fais ensuite une proposition dessinée par ordinateur pour qu’il se projette. J’apporte aussi des échantillons. Je réalise ensuite le devis. Pour une petite vitrine, les tarifs débutent à 250 euros. Pour une façade, ils commencent à 500 euros. J’utilise des fleurs artificielles : glycines, coquelicots, eucalyptus, citrons, hortensias…».
Fleurs artificielles, donc, carton, paillettes, polystyrène, objets détournés chinés en brocante… Elle utilise divers matériaux et use de tous les moyens pour sublimer leurs enseignes que ce soit pour quelques mois ou pour des évènements ponctuels : Saint-Valentin, fêtes de Pâques, saison estivale, féériques fêtes de fin d’année (période la plus faste pour elle)… et pour laisser éclater sa créativité qui semble sans limite.
Se démarquer
«Par exemple, pour la Saint-Valentin, j’ai réalisé une grosse boite de chocolats géante en forme de coeur pour la maroquinerie Evasion de Eu. Pour la pâtisserie-traiteur Divernet de Dieppe, j’ai imaginé une fontaine de champagne comme dans Gatsby le magnifique. J’aime bien m’inspirer de films ou de séries d’époque. Les idées, ça file chez moi. Des fois, j’en ai même trop. L’essentiel est de faire rêver, que ça raconte une histoire», confie t-elle avec humour.
L’effet est garanti ! «Cela aide les commerçants à se démarquer de la concurrence et à attirer les consommateurs, assure Laurence Caron. J’aime la couleur, cela capte le regard. Ce sont des décors uniques que personne ne retrouvera ailleurs. J’ai de bons retours de la part des commerçants. Souvent, pour des raisons économiques et écologiques, je récupère des créations que je fais tourner dans d’autres boutiques après les avoir repeintes ou customisées».
Certains de ses clients lui font confiance annuellement. Elle est très présente sur Instagram où toutes les créations de Mes petites vitrines sont postées. C’est souvent par ce réseau social que les nouveaux commerçants la contacte. Elle peut aussi compter sur un solide bouche à oreille : «Dans une ville, les commerçants se connaissent tous. Je laisse souvent ma carte. On m’appelle par ce biais. Ca m’arrange car je n’aime pas trop démarcher», conclut-elle. Il faut avouer qu’elle n’en a pas vraiment besoin tant ses magnifiques créations parlent pour elle.