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À Amiens, Macérâts et tralala s'affirme comme une marque de territoire

Lancée fin 2022 à Amiens, la marque artisanale de cosmétiques naturels se professionnalise. En cultivant ses propres plantes au cœur des Hortillonnages, Angèle Duminy a fait de Macérâts et tralala un ambassadeur inattendu du territoire amiénois.

Il y a quatre ans, Angèle Duminy quittait l'Éducation nationale pour créer sa micro-entreprise de produits cosmétiques naturels, Macérâts et tralala. Dans son laboratoire amiénois, elle avait alors élaboré trois sérums visage à partir de plantes de la baie de Somme. Une offre qui a rapidement séduit un public d’initiés. «Ma fournisseuse de plantes a arrêté son activité. C'est là que j'ai pris la décision de devenir moi-même productrice horticole. Cela avait du sens puisqu'à l'origine, ce que j'aime faire, c'est cultiver des herbes aromatiques et médicinales», explique-t-elle.

C'est ainsi que depuis deux ans, Angèle Duminy cultive une parcelle de 500 mètres carrés au cœur des Hortillonnages, prêtée par l'association de sauvegarde des Hortillonnages. Une installation qui a tout changé. «Je sens que le fait de maîtriser toute la chaîne a changé le regard de beaucoup. J'ai gagné en crédibilité», note-t-elle. L'entrepreneuse a ainsi lancé de son dernier produit aux Galeries Lafayette d'Amiens et ses cosmétiques sont proposés chez plusieurs revendeurs sur la Côte picarde et à Amiens, comme la chocolaterie Trogneux.

Une marque en pleine évolution

«Au tout départ, j'étais persuadée que seul le produit comptait. Je m'aperçois que ce n'est pas vrai : il est tout aussi important de travailler sur l'esthétique de l'étiquette, la charte graphique, le contenant…» observe Angèle Duminy, qui s'est lancée dans un travail de professionnalisation. «L'idée est de passer d'une image artisanale sympa à quelque chose de plus élégant», précise-t-elle.

Une évolution qui permet à Macérâts et tralala de gagner en visibilité et d'être de plus en plus associée à une marque de territoire. «Au départ, l'office de tourisme d'Amiens m'a contactée parce que j'avais sorti un coffret spécial Hortillonnages. L'office repensait son offre en boutique et voulait mettre davantage en avant des produits locaux», se souvient-elle.

Une opportunité intéressante pour la marque, qui a vu sa clientèle s'élargir grâce à ce positionnement très local. «Je touche plus de touristes. Mais je suis toujours présente sur les marchés et j'assure une permanence à l'Atelier amiénois, où je suis installée depuis deux ans» souligne Angèle Duminy. C'est dans ce lieu que l'entrepreneuse peut expliquer sa démarche. «J'échange aussi beaucoup avec tous ceux qui étaient là depuis le début. Ce sont eux qui m'ont permis d'avancer», souligne Angèle Duminy.

Se tourner vers les entreprises

Aujourd'hui, Macérâts et tralala propose des huiles pour le corps, les pieds et les cheveux, ainsi qu'une huile démaquillante, une huile de massage ou encore un déodorant. Des produits naturels à la composition exigeante en termes de transparence. «Évoluer ne veut pas dire tout changer, la qualité reste la même et je n’ai pas pour ambition de massifier la production», précise-t-elle.

En parallèle, Angèle Duminy anime régulièrement des ateliers à destination des scolaires, des associations, mais aussi des entreprises. «C'est une activité que j'aimerais développer. Ce sont des moments à la fois tournés vers le bien-être et la qualité de vie au travail, mais il y a aussi un côté très pratique, où l'on apprend à fabriquer des produits de qualité soi-même», détaille-t-elle. Toujours dans l'optique d'accompagner une stratégie RSE, Macérâts et tralala personnalise également des coffrets pour des cadeaux d'entreprise.

Pour Aletheiea Press, DLP