Fondée en 2005, la société Escatech est née presque par hasard quand Pierre Accart décide de prendre en main la construction d’un mur d’escalade pour le collège de ses enfants. «L’entreprise a commencé de manière artisanale pour grandir au fil des années» rappelle Thomas Perrin, aujourd’hui gérant. Arrivé de Saint-Etienne pour un stage d’observation il y a une quinzaine d’années, ce passionné d’escalade n’a jamais quitté l’entreprise. «J’ai découvert un métier qui mêle technique, terrain et passion sportive, je suis passé du suivi de chantier au bureau d’études avant de prendre la suite de Pierre… ce n’était pas forcément prévu, mais j’ai saisi l’opportunité».
Depuis deux ans, l’entrepreneur poursuit ainsi le développement d’Escatech dans cet esprit d’origine : une structure à taille humaine, proche de ses clients et engagée dans la qualité en s’appuyant sur un partenariat historique avec un fabricant bulgare. «C’est une relation de confiance construite dans le temps, on a grandi ensemble et c’est un pilier de notre organisation».
Un acteur reconnu d’un marché exigeant
Aujourd’hui, Escatech s’appuie sur une équipe de huit salariés, avec notamment un bureau d’études intégré, pour en moyenne une trentaine de projets par an sur l’ensemble du territoire français et ponctuellement à l’international. «Nous travaillons principalement sur les marchés publics, pour les collèges, lycées et collectivités territoriales, ainsi que pour les structures privées» précise Thomas Perrin. «Les murs d’escalade sont devenus quasiment incontournables dans les nouveaux gymnases scolaires, cela structure fortement notre activité. Le secteur privé reste également présent, avec des salles commerciales, franchisées ou indépendantes».
Chaque projet est conçu sur mesure
Dans un marché qui compte seulement quelques acteurs majeurs, Escatech tire son épingle du jeu par sa flexibilité. «Nous ne faisons jamais deux fois le même mur, chaque projet est conçu sur-mesure, en fonction du bâtiment et des usages». Et malgré un contexte économique plus incertain, notamment pour les salles privées, Thomas Perrin reste confiant. «On observe un ralentissement de la fréquentation des salles privées, je pense du fait de la conjoncture actuelle, mais en parallèle le nombre de licenciés en club continue de progresser… c’est un signal positif pour notre métier».
Innovation et accompagnement au cœur du savoir-faire
La force de la PME Béthunoise réside dans son approche globale, qui va bien «au-delà de la simple fabrication» pour reprendre les mots de son dirigeant. «Nous intervenons souvent très en amont des projets, notamment auprès des architectes. Il nous arrive de co-concevoir le bâtiment avec le client pour optimiser l’intégration du mur en fonction de la hauteur, la lumière, la ventilation… De nombreux paramètres doivent être pris en considération afin d’offrir une expérience utilisateur de qualité !». Et de préciser : «Scan 3D, modélisation, rendus photoréalistes ou encore réalité virtuelle permettent aux clients de se projeter précisément et de valider des choix de design ou de couleurs avant même la construction». Escatech mise également sur une organisation fluide avec un interlocuteur unique tout au long du projet.
Mais au-delà de la technique et du savoir-faire, c’est une philosophie qui guide l’entreprise depuis sa création il y a 21 ans. «Notre objectif, ce n’est pas seulement de livrer un mur, c’est de proposer un véritable outil de pratique pour les grimpeurs, nous pensons toujours à l’utilisateur final» affirme Thomas Perrin. «C’est l’une des raisons qui explique notre engagement auprès de la fédération, sur les réflexions liées à la pratique, aux normes… je suis un passionné depuis toujours d’escalade !» Et pour l’avenir, Escatech envisage de se développer à l’international, notamment sur les marchés publics francophones, tout en restant fidèle à ses valeurs. «On pourrait envisager de produire un jour en France, mais notre priorité reste et restera toujours la qualité et la solidité de nos partenariats».
En résumé…
- Année de création : 2005
- Reprise par Thomas Perrin en 2024
- Effectif : 8 salariés
- Projets réalisés : environ 30 par an
- Présence : France et international