En bref

Filière biologique : défis et recul dans le département bourguignon

Alors que la consommation de produits bio continue de croître au niveau national, la filière connaît un léger recul en Saône-et-Loire. En 2025, 10% des exploitations du département étaient certifiées bio, mais certaines ont cessé leur activité ou abandonné temporairement la certification, mettant en lumière les défis techniques et démographiques du secteur.

© Adobe Stock.

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En Saône-et-Loire, le bio représente 613 exploitations et 23.000 hectares, selon le Gabsel, groupement local d’agriculteurs biologiques. Le départ à la retraite des premières générations d’agriculteurs biologiques et la transmission des exploitations contribuent au recul en superficie et en nombre de fermes. Par ailleurs, des choix techniques ont conduit certaines exploitations à renoncer temporairement à la certification, notamment après des épisodes de pluviométrie élevée nécessitant l’usage ponctuel de produits phytosanitaires.

Le recul illustre une tendance nationale

Le cas de Saône-et-Loire reflète une tendance observée dans d’autres régions de France. Certaines zones enregistrent également une stagnation ou une baisse du nombre d’exploitations bio, liée au vieillissement des agriculteurs, à la complexité des conversions et aux coûts techniques élevés. Ces situations montrent que, malgré une demande croissante, la filière reste fragile et nécessite un accompagnement soutenu pour maintenir sa dynamique et faciliter la transmission des exploitations.

Des signaux positifs mais un accompagnement nécessaire

Malgré ces difficultés, le marché bio affiche des perspectives favorables. Les ventes en magasins spécialisés ont progressé de 6 à 7%, la grande distribution affiche un léger redressement et la vente directe a augmenté de 7% au premier semestre 2025. La plateforme «Manger bio» facilite la mise en relation des producteurs avec la restauration collective en Bourgogne-Franche-Comté. Dans ce contexte, le Gabsel souligne l’importance d’un accompagnement technique renforcé, notamment pour l’échange de bonnes pratiques et le dépannage matériel. Les financements publics étant limités, la filière demeure vigilante sur l’avenir du soutien aux agriculteurs biologiques.