En bref

Industrie en recul : 14 000 emplois perdus en 9 ans en Bourgogne-Franche-Comté

Selon une étude de l’Insee publiée le 24 février 2026, la Bourgogne-Franche-Comté se classe au deuxième rang des régions françaises ayant enregistré la plus forte baisse d’emplois industriels entre 2013 et 2022. Une diminution largement liée au secteur automobile.

© Adobe Stock.

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L'étude de l'Insee révèle que si l’emploi industriel se stabilise en France, il connait une forte baisse en Bourgogne-Franche-Comté. Derrière le Grand Est, la région a enregistré la perte de 14 000 postes sur neuf ans. En Saône-et-Loire, des villes comme Le Creusot, Montceau-les-Mines ou Gueugnon ont particulièrement souffert. Les secteurs de l’automobile et de la métallurgie, historiquement implantés, concentrent la majorité des suppressions, avec 6 700 emplois en moins dans l’automobile. Ces pertes fragilisent l’ensemble de l’écosystème industriel bourguignon, affectant sous-traitants, logistique et transports. La région pâtit aussi de son éloignement des grandes métropoles, centres de conception et de recherche, ainsi que des infrastructures facilitant l’import-export.

Autre constat : les effets de la désindustrialisation passée se font encore sentir. Le Charolais, par exemple, a vu son taux d’emploi industriel chuter de 35% entre 2000 et 2013. Même si la RCEA favorise un certain maintien de l’activité le long de son tracé, la reprise reste lente et la région doit composer avec un déficit structurel d’opportunités industrielles comparé aux territoires plus urbanisés.

Des signes de dynamisme à Beaune et dans la viticulture

Tous les territoires ne suivent pas cette tendance. Beaune, en Côte-d’Or, a vu son emploi croître de près de 12%. L’agroalimentaire, porté par la viticulture, joue un rôle clé dans cette performance. La ville bénéficie également d’une situation géographique avantageuse, proche de l’A6 et de nœuds logistiques, qui facilite l’implantation d’entreprises et l’exportation. Ce dynamisme local illustre que certaines filières et territoires peuvent compenser partiellement les pertes industrielles, grâce à des secteurs moins dépendants des multinationales et mieux intégrés aux infrastructures régionales.