En bref

Inrae d’Estrées-Mons : 50 ans célébrés aux Journées nationales de l'agriculture

Dans le cadre des Journées nationales de l’agriculture, l’Inrae d'Estrées-Mons, situé à l'est du département de la Somme, a ouvert les portes de son domaine expérimental en marquant ses 50 années d'existence.

L'Inrae, Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement est né de la fusion entre l'Inra et l'Irstea. Ses unités de recherche et d'expérimentation sur le site d'Estrées-Mons étudient les systèmes de performance sur les grandes cultures pour une bioéconomie durable. L'Inrae d'Estrées-Mons a célébré ses 50 ans en ouvrant ses portes à l'occasion des Journées nationales de l'agriculture.

Au programme : des ateliers de découvertes et des visites d’expérimentations au champ pour découvrir ces 50 ans d’innovations dédiées à la qualité des sols, à une agriculture et une bioéconomie durables, et à l’excellence de notre alimentation. La principale étude expérimentale concluante mise en avant est celle consacrée à la baisse de l’usage des pesticides. La visite a permis de découvrir la génétique du miscanthus, plante originaire de Chine, existant en France depuis l’an 2000 et cultivée à l’Inrae depuis 2010.

La génétique du miscanthus

Le miscanthus est cultivé en rhizome, car il ne fait pas de graines. Il sert à faire du carburant comme l’éthanol, des matériaux isolants etc. La plante n’a pas besoin de pesticide ni d’engrais, elle ne gèle pas, supporte les grosses chaleurs, et demande très peu de travail dans les champs. Elle peut y rester 20 ans. Ils s’en servent comme litière pour les vaches et les chevaux. L’implantation est assez onéreuse, deux mille à trois mille euros l’hectare, mais elle est rentabilisée entre deux et trois ans. L’Inrae étudie par ailleurs un projet pour que la plante puisse absorber les métaux lourds.

Réduire l’usage des pesticides

Cela concerne entre autres les betteraves ; les agriculteurs participent à ces recherches. Les systèmes contrôlent les maladies, le rendement, et ont réduit jusqu’à 80% l’usage des pesticides de 2012 à 2024, en allongeant les rotations de cultures et les rendements sont identiques si ce n’est plus élevés. Cela implique un temps de travail beaucoup plus important car ce sont des travaux manuels.

Le Geves, Groupement d'intérêt public, organisme officiel unique en France assurant l'expertise sur les nouvelles variétés végétales et l'analyse de la qualité des semences, étudie le virus de la jaunisse transmis par le puceron, lui-même porteur de plusieurs virus. Il y a aussi sur 22 hectares un dispositif expérimental de longue durée de cultures de blé et protéagineux. Le but étant que l’agriculture de demain ne nécessite plus d’engrais pour les pois, féveroles et blé.