«Notre première publication sur Facebook annonçant notre arrivée sur Saint-Quentin a dépassé les 500 000 vues, soit un demi-million de personnes atteintes, et généré plus d'un millier de partages». Pour Maxime Midoux, fondateur de l'enseigne Jouets Prix Bas, cette viralité est un indicateur économique déterminant. Elle confirme une forte attente locale pour ce format de distribution discount. En s'appuyant quasi exclusivement sur les réseaux sociaux pour sa communication, l’entreprise nordiste teste et valide l'appétence de sa future zone de chalandise tout en s'affranchissant des budgets publicitaires traditionnels.
Chasse aux frais fixes et approvisionnement en volume
Le modèle économique de cette entreprise, née en 2014 dans un local de 36 m² à Fourmies (Nord), repose sur une maîtrise stricte des dépenses. L'enseigne privilégie l'occupation temporaire de cellules commerciales vacantes pour limiter ses engagements financiers. «Nous faisons attention à chaque centime, à chaque euro dans nos charges», insiste le dirigeant. Sur le plan logistique, la société rachète par camions complets des fins de séries ou des surstocks directement auprès des fabricants de jouets. Cette double approche permet de proposer des tarifs annoncés comme inférieurs de 20% aux géants du commerce en ligne, et jusqu'à 70% face aux enseignes physiques spécialisées.
Une stratégie de vente ciblée sur la fin d'année
Fort de cette validation virtuelle à travers Facebook, la boutique éphémère ouvrira ses portes le samedi 7 novembre, et ce jusque fin décembre sur la zone d'activité d'Auchan Fayet. La marque investit une surface de 880 m², inoccupée depuis plusieurs mois. L'enseigne se structure en France et dans les Dom-Tom à travers un réseau de franchisés. Ce magasin éphémère n’est pas le premier dans l’Aisne. Maxime Midoux a déjà ouvert des boutiques éphémères à Hirson et Laon. Reste à confirmer l’engouement de Facebook en point de vente.