
L’équipementier espagnol a repris le site (ainsi que trois autres sites Sofedit en France) en juillet 2011.
Ce site industriel du Sud-Cambrésis, connu sous le nom de Sofedit et situé juste à l’entrée de Gouzeaucourt, faisait partie des filiales françaises métallurgiques liées à l’automobile qui appartenaient à Thyssenkrupp. Elles ont été rachetées l’an dernier par l’équipementier espagnol Gestamp (voir encadré). En janvier, ce dernier a fait savoir que 20 M€ allaient être investis à Gouzeaucourt, à partir de cette année, dans la construction d’une usine dite “de formage à chaud” qui viendra donc agrandir le site existant.
Des soutiens et une stratégie. Le projet, explique-t-on du côté de Cambrésis développement économique1, a été rendu possible par la “forte mobilisation et le soutien financier de l’Etat, de ses services et des collectivités territoriales : Région Nord-Pasde- Calais (avec l’aide sollicitée de l’Union européenne), communauté de communes de la Vacquerie et indirectement du conseil général du Nord et des fonds liés à la restructuration de la zone de défense”. Le choix de Gouzeaucourt s’expliquerait de plusieurs façons : du foncier permettant des extensions, la proximité des autoroutes, le savoir-faire du site et la proximité des clients assembleurs de véhicules (Renault, Peugeot, Toyota). L’automobile, rappelle CDE, est le premier employeur du Nord-Pasde- Calais qui est, elle-même, la deuxième région dans ce domaine en France.
Un doublement de surfaces. Le vaste ensemble dont on remarque la blancheur à l’approche de la commune s’appelle donc maintenant Gestamp Sofedit Gouzeaucourt. Pour l’instant, il emploie 89 personnes en CDI et une vingtaine en contrat d’intérim. Les 5 800 m2 construits du site actuel abritent principalement une activité