«Des dégâts limités avec cette année une spécificité autour d’une floraison étalée dans le temps, ce qui n’est pas vraiment habituelle». Voilà pour les premières analyses de Quentin Hoffmann, le directeur de l’Arefe (association régionale d’expérimentation fruitière de l’Est), basée à Vigneulles-Lès-Hattonchâtel, dans la Meuse. Si deux ou trois gelées ont été recensées au début du mois d’avril, en revanche les arbres fruitiers ont été depuis confrontés à une longue période de froid alors que la floraison a été particulièrement précoce en raison des températures clémentes observées en mars.
Confiance affichée
À l’heure où les fruits commencent à grossir sur les arbres, le spécialiste estime que «collectivement 70 à 80% du potentiel de la production de mirabelles IGP de Lorraine devrait être préservé cet été», un résultat identique à 2025, même si «les situations restent contrastées selon les territoires» et que rien n’est encore joué. La cueillette pourrait être également en avance cet été si les conditions climatiques favorables se poursuivent. Au moment même où le printemps s’installe dans notre région et que les prochaines semaines s’annoncent ensoleillées, la confiance est donc de mise pour la filière de la mirabelle IGP qui regroupe 200 producteurs en Lorraine pour une production annuelle oscillant entre 12 et 14 tonnes par an.