«La France a aujourd’hui un budget depuis le début de l’année, une première pierre pour réinstaurer la confiance ?». Devant un parterre d’acteurs économiques, et en présence de Yves Séguy, le préfet de Meurthe-et-Moselle, Christophe Maurel, le directeur de la Banque de France de Meurthe-et-Moselle (depuis la fin décembre) donne (presque) la seule bonne nouvelle à l’occasion de la présentation, le 12 février dernier à l’hôtel Mercure de Nancy-centre-gare, de l’enquête régionale sur le bilan de l’année passée et des perspectives de celle qui vient de débuter.
Le mot d’ordre affiché : tenter de retrouver la confiance ! Un sacré challenge après le décryptage effectué par Olivier Meynadier, son adjoint et Hélène Rimlinger, responsable du services, passent en détail les trois secteurs étudiés (industrie, services marchands et BTP) de cette enquête annuelle.
Dans l’industrie : l’orientation du chiffres d’affaires en 2025 s’avère défavorable avec des évolutions hétérogènes selon les sous-secteurs. Dans la métallurgie, la chimie, le travail du bois, l’imprimerie et l’automobile, les chiffres d’affaires reculent nettement. Seul l’agroalimentaire et la fabrication des équipements électriques et électroniques enregistrent une progression de leurs courants d’affaires.
Côté perspectives pour 2026 : «les industriels prévoient en léger rebond d’activité et les dirigeants anticipe une reprise plus ou moins modérée, à l’exception des fabricants de matériels de transport qui projettent une dégradation de leur situation», note la Banque de France.
Dans le services : une stabilisation est enregistrée l’an passé, «portée notamment par la revalorisation des prestations». L’évolution est disparate selon les secteurs. «Alors que l’information-communication ainsi que, dans une moindre mesure, le transport, entreposage, enregistrent une croissance de leurs chiffres d’affaires, l’hébergement-restauration et les activités spécialisées subissent un recul de la demande».
Pour 2026, une croissance est attendue. «Toutes les branches apparaissent s’inscrire dans une tendance positive et le sous-secteur de l’information-communication afficherait à nouveau une progression particulièrement soutenue de son courant d’affaires».
Dans le BTP : un recul net a été enregistré l’an passé. «Le gros œuvre est la branche la plus touchée, pénalisée par un net recul de la demande. Dans le second œuvre, les difficultés se sont accentués pour maintenir un volume d’affaires. Certains métiers connaissent une croissance relative comme les installeurs thermiques ou les professionnels de l’isolation».
Côté travaux publics : «ils subissent également une évolution défavorable mais font preuve d’une meilleure résilience que le bâtiment».
Côté perspectives, une nouveau repli se profile. «Les travaux publics subiraient une contraction marquée, tandis que le gros œuvre enregistrerait une légère progression, néanmoins insuffisante pour compenser les volumes perdus en 2025».