En bref

La Bourse de Paris termine en recul

La Bourse de Paris a fini en baisse jeudi, freinée par des prix de l'énergie élevés et des tensions persistantes sur les marchés obligataires, malgré...
Entrée du siège de l'opérateur boursier Euronext, dans le quartier d'affaires de La Défense aux portes de Paris. Photo prise le 25 août 2015 © ERIC PIERMONT

Entrée du siège de l'opérateur boursier Euronext, dans le quartier d'affaires de La Défense aux portes de Paris. Photo prise le 25 août 2015 © ERIC PIERMONT

La Bourse de Paris a fini en baisse jeudi, freinée par des prix de l'énergie élevés et des tensions persistantes sur les marchés obligataires, malgré l'intervention américaine de la veille.

Le CAC 40 a fini en baisse de 0,57% à 8.453,09 points, soit un recul de 48,82 points. Il s'agit de la huitième séance consécutive dans le rouge pour l'indice vedette parisien, qui avait fini proche de l'équilibre (-0,09%) la veille.

L'humeur en Europe a été plombée par une nouvelle hausse des prix du pétrole et du gaz, après des menaces du président américain Donald Trump promettant à l'Iran une guerre économique et un isolement sans précédent. 

Vers 18H00 (heure de Paris) le baril de Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, prenait 2,22% à 93,65 dollars.

Côté gaz naturel, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s'affichait à plus de 65 euros le mégawattheure pour la première fois depuis mars (+3,12%).

"Cette hausse des prix du gaz, à des niveaux pas vus depuis longtemps, n'est pas de bon augure pour l'Europe, avant l'hiver et alors que les réserves actuelles sont basses", selon Charlotte de Montpellier, économiste chez ING.

Les investisseurs sont aussi gagnés par l'inquiétude liée aux tensions persistantes sur le marché obligataire, particulièrement aux Etats-Unis.

Les taux d'intérêt de la dette américaine avaient flambé en début de semaine (5,34% en clôture mardi), en raison de craintes inflationnistes, de doutes sur la soutenabilité de la dette américaine, et de la concurrence croissante des géants de la tech qui recourent à l'emprunt pour financer l'IA.

Pour faire redescendre la pression, le ministère des Finances américain a annoncé mercredi son intention de doubler, à compter du 9 septembre, ses rachats d'obligations à long terme (de 10 à 30 ans) à au moins 4 milliards de dollars par opération, contre 2 milliards actuellement.

En d'autres termes, le Trésor cherchait à soutenir la liquidité du marché obligataire en rachetant davantage de dette à long terme, afin de faire baisser les rendements. Cette décision a d'abord provoqué une baisse des taux.

Mais ce soulagement a été de courte durée, et les taux américains sont repartis à la hausse.

Cette opération "ne résout pas les causes profondes de la flambée des taux, à savoir les risques budgétaires et inflationnistes", résume Neil Wilson, analyste pour Saxo Markets.

Elle ne modifie d'ailleurs pas le montant de la dette du gouvernement américain, qui a dépassé pour la première fois la barre des 40.000 milliards de dollars, selon les données publiées mercredi par le département du Trésor.

En Europe, où les taux ont aussi flambé en début de semaine, ces derniers sont restés stables à des niveaux élevés. Le rendement à échéance dix ans de l'obligation française a fini à 4,12%, contre 4,10% la veille.

Son équivalent allemand, référence en Europe, a terminé à 3,25%, contre 3,26% mercredi soir.

Michelin regonflé à bloc

Le titre Michelin a fini en tête du CAC 40, ene hausse de 1,14% à 34,48 euros, après un relèvement par J.P Morgan de sa recommandation d'achat.

La banque a également relevé son objectif de cours de 35 à 42 euros.

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