Le monde notarial cultive sa confraternité. Le cocktail du master Droit notarial de l'UPJV y participe pleinement : «L'objet est de resserrer et développer les liens entre étudiants, notaires et la Chambre interdépartementale des notaires de Picardie», expose Émile Delabie, le président de l'Association du master Droit notarial, organisatrice de l'événement. Avec elle, toute la corporation des étudiants notaires amiénois se rassemble et accueille ses partenaires privilégiés : la Chambre interdépartementale d'une part, représentée par son président Thomas Giey, mais aussi la succursale généalogiste Coutot-Roehrig, la Caisse des dépôts, l'Unofi (Union notariale financière), sans oublier le commissaire-priseur Maître Frédéric Delobeau, l'hôte de la soirée.
Les us et coutumes de la profession
Jean-Marie Le Cam, le directeur de la succursale Coutot-Roehrig d'Amiens – Rouen, participe avec enthousiasme à cette initiative. «Ce sont nos jeunes en devenir, souligne-t-il. Il est primordial qu'ils développent leurs relations, qu'ils prennent leur place dans cette confraternité des notaires. Ils se familiarisent avec l'environnement, les règles, les us et coutumes de la profession, ajoute-t-il. Les futurs notaires apprennent à se connaître en même temps que les partenaires. Cela permettra demain de régler des dossiers en toute quiétude».
Pour l'heure, les étudiants en master 2 de Droit notarial terminent leur cursus universitaire. Ils clôturent leur deuxième année après trois ans de droit, avant d'aller décrocher leur DESN, le Diplôme d'études supérieures de notariat de deux années supplémentaires. Émile Delabie et le bureau de l'association étudiante n'ont pas oublié en cela de remercier leurs professeurs universitaires et leur directrice, Fanny Hartman. Le président Thomas Giey, notaire à Crécy-sur-Serre dans l'Aisne, a pour sa part ouvert les bras aux futurs notaires : «Vous avez choisi d'embrasser la profession que je pratique moi-même depuis 30 ans avec bonheur. Elle est en pleine mutation, leur a-t-il confié. Vous allez travailler avec l'intelligence artificielle, mais impossible d'oublier le côté humain de notre approche. C'est et cela restera le cœur de notre métier».