Un mois de préparation et de fabrication intensives pour partir à Paris, avec des stocks renforcés. Après une période surchargée, Mathieu Joly qui a repris les rênes de l’entreprise familiale a décidé de faire sourire ses clients. Si l’entreprise a été créée par sa maman, Laurence Giacomazzi, il y a quinze ans, et avant même de se lancer à la conquête de la Porte de Versailles, une première expérience avait été tentée lors de la foire de Nancy. C’était il y a treize ans. À l’époque la créatrice commence à faire connaître sa gamme de savons et avait mis en vente, en parallèle, des œufs produits à la ferme par ses poules. Mais après deux jours sans aucune vente, son fils affiche sa singularité : œufs d’ânesse. Pour la petite histoire, tout s’arrachera en deux heures. Une anecdote qu’il se délecte toujours à raconter. Cette année, alors qu’il vient de prendre la tête de l’entreprise familiale en installant une boutique à Nancy, l’envie de faire un petit clin d’œil au passé était trop pressante.
Une boîte de six œufs… d’ânesse !
Tout un packaging a donc été inventé autour de la vente d’une boîte de six œufs effervescents (pour le bain) bourrés de lait d’ânesse avec la volonté de transformer la baignoire en spa doux et décontractant. Avec cet ovni cosmétique, Mathieu Joly a envie de communiquer sa bonne humeur à une période où les tensions se multiplient et où le salon de l’agriculture sera particulier en l’absence des bovins. Dans quelques jours, il prendra le chemin de la Porte de Versailles, accompagné de sa maman, pour rejoindre le stand XXL qu’ils ont loué, dans un cadre champêtre en plein milieu des animaux. Ce rendez-vous est unique en termes de rencontres, de visibilité, de ventes pour la Savonnière du Moulin née en 2012 à Saint-Germain-sur-Meuse et qui poursuit l’aventure à Nancy avec la même exigence : «Rester dans l’éthique, le bio et l’artisanat, notre marque de fabrique».