Portrait

Le Gallet : La Maison Bonnes Herbes multiplie les projets

Lancée dans l'Oise en 2022 par Pauline Degand, Maison Bonnes Herbes s’est spécialisée dans la culture de plantes aromatiques et médicinales. Déclinée sous des formes multiples cette production bio a conquis des collèges de l'Oise et de la Somme et de grandes tables locales.

«Depuis toujours, les plantes occupent une place importante dans mon quotidien», confie Pauline Degand. Diplômée du Lycée du Paraclet à Amiens, elle a d’abord travaillé chez Isagri à Beauvais, avant de faire un détour par l’immobilier. «Après la crise sanitaire, j’ai eu envie de changer une nouvelle fois de métier, de retrouver mes racines», ajoute-t-elle. Alors, en 2022, elle décide de créer Maison Bonnes Herbes, une entreprise de production «100% bio, humaine et locale», de plantes aromatiques et médicinales.

«Que ce soit autant dans la cuisine que dans le soin ou l’apaisement, on peut faire énormément de choses avec les plantes. J’avais très envie de partager cela», explique Pauline Degand, qui cultive aujourd’hui plus d’une centaine d’herbes et de fleurs. «Je teste de nouvelles choses tous les ans. J’ai commencé par les aromates et les tisanes et j’ai progressivement enrichi mon offre. Aujourd’hui, j’ai plein de projets en tête», sourit-elle.

Le respect des hommes et du territoire

En plus de son magasin du Gallet et de sa boutique en ligne, Maison Bonnes Herbes est aussi présente dans certaines boutiques et sur des marchés de l’Oise, de la Somme, de la Seine-Maritime, du Nord-Pas-de-Calais et même à Paris. Elle fournit aussi quelques restaurants réputés. «Mes produits sont aussi distribués dans des collèges de l’Oise et de la Somme via la plateforme Approlocal et la SAS Somme Produits Locaux. C’est intéressant parce qu’ils testent un peu tout : des sucres de fleurs, des vinaigres, des fleurs comestibles…», détaille Pauline Degand.

Au fil des années, Maison Bonnes Herbes a développé de nouveaux produits, comme des macérats, des vinaigres aromatisés, des sirops de plantes ou encore des bâtons de fumigation. Outre des baumes, Pauline Degand élabore actuellement des vins médicinaux avec un viticulteur. «J’ai besoin d’un vin doux pour que la macération des plantes soit vraiment intéressante» précise-t-elle. Des recettes ancestrales qu’elle remet sur le devant de la scène. «Tous les mélanges que je propose sont les miens, mais les principes sont connus depuis la nuit des temps : l’oxymel, par exemple, date de la Grèce antique», rappelle-t'elle.

De nombreux projets

Si la montée en puissance de Maison Bonnes Herbes a demandé beaucoup d’engagement, l’entreprise s’apprête à prendre un nouveau tournant. «J’ai très envie de faire connaitre davantage mes activités et d’aller plus loin dans la transmission» confie celle qui a fait des démarches pour intégrer le réseau "Bienvenue à la ferme".

Pour accueillir dans de bonnes conditions les visiteurs et accompagner la croissance de son entreprise, la dirigeante envisage d'aménager un bâtiment supplémentaire. «Je vais avoir besoin d’un séchoir beaucoup plus grand et cela me permettra aussi de proposer des ateliers à destination des scolaires, des personnes en situation de handicap ou des Ehpad. J’aimerais aussi proposer des animations pour les anniversaires», précise Pauline Degand. Enfin, pour compléter son offre, elle suit actuellement une formation de phytothérapeute.

Pour Aletheia Press / Diane La Phung