De génération en génération
En 1987, Anne Coste développe une activité de macération pour créer des liqueurs et des crèmes de fruits. La distillerie compte désormais une dizaine de produits, des eaux-de-vie à la mirabelle, la poire ou la framboise en passant par les crèmes et liqueurs de cerise ou de cassis en passant par le ratafia et sans oublier une liqueur de plante. «C’est une recette de famille, inventée par mon grand-père entre le Génépi et la Chartreuse jaune. Il l’a appelé la Gilane pour combiner les prénoms de mon oncle et de ma mère» confie-t-elle. Depuis 2023, Marine Coste l’a rejointe après des études dans le tourisme, une expérience au Canada et un emploi dans un domaine viticole en Saône-et-Loire. «Je voulais vendre mes propres bouteilles» résume Charline Méan pour expliquer son souhait de travailler avec sa mère. La distillerie Méan s’est féminisée jusque dans son nom et continue à se renouveler sous l’impulsion des deux femmes. «Ma mère, passionnée de la période médiévale, a imaginé l’Hypocras, du vin dans lequel nous faisons macérer des épices comme ça se faisait à l’époque» se souvient-elle.Continuer à se renouveler
Les deux femmes perpétuent un savoir-faire artisanal et local, distillé en petites quantités dans les alambics d’origine. Si Anne Coste dirige la boutique de Nicey (Côte-d’Or), Marine Coste a inauguré en 2025 un second atelier-magasin à Igé (Saône-et-Loire). Elles y proposent désormais des ateliers de découverte et un volet événementiel pour partager leur tradition. Marine Coste y a imaginé des ateliers cocktail associant une partie théorique sur la distillerie et la réalisation d’un cocktail à base d’eau-de-vie. «Nous expliquons aussi le procédé de macération pour les crèmes et les liqueurs avant que les participants ne reproduisent une recette» détaille-t-elle. Désireuse de proposer des nouveautés, en 2025, elle a mis en place un bar à cocktail ambulant. «J’ai créé des recettes que je peux faire déguster pour un évènement en entreprise, en famille ou pour animer des marchés nocturnes.» Pour perpétuer la tradition, la cadette projette de lancer une crème d’amande locale façon Amaretto, ajoutant ainsi sa touche personnelle au catalogue historique de l’entreprise.Pour Aletheia Press, Nadège Hubert