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Le Grand Arras et la Technopole de Saint-Hyacinthe renforcent leur partenariat

Du 5 au 9 octobre 2026, une délégation économique de la Communauté urbaine du Grand Arras, menée par son président Frédéric Leturque, s'est rendue au Québec. 


© Patrick Roger photographe

© Patrick Roger photographe

Ce déplacement officiel visait à consolider l'alliance stratégique nouée avec la Technopole de Saint-Hyacinthe autour de l'innovation agroalimentaire. Face aux défis partagés du recrutement et de la préservation du foncier, les acteurs des deux territoires ont formalisé de nouveaux accords industriels et académiques pour structurer un véritable corridor économique durable.

Deux écosystèmes d'excellence face aux mêmes défis

Amorcée en 2024 et formalisée par un premier accord en 2025, la relation entre le Grand Arras et la Technopole de Saint-Hyacinthe franchit une étape opérationnelle majeure. Accompagnée par la CCI Artois, le centre technique Adrianor et le Campus Agro-Environnemental 62, la délégation artésienne a mené une série de visites de terrain en Montérégie. L'objectif était de confronter les bonnes pratiques de deux écosystèmes distants de 5 000 kilomètres, mais confrontés aux mêmes urgences économiques : la rareté de la main-d'œuvre industrielle et la forte pression urbaine sur les terres agricoles.

Des alliances industrielles et scientifiques immédiates

Ce séjour a permis de signer des protocoles de travail directs entre structures homologues. Au cœur des échanges, la CCI Artois s'est unie à Saint-Hyacinthe Technopole (SHT), tandis qu'Adrianor a officialisé son rapprochement avec le centre Cintech Agroalimentaire. Sur le volet académique et de la recherche, le Campus agro-environnemental 62 collaborera désormais avec l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ). Ces maillages intègrent également le spécialiste Euramétha pour ouvrir de chantiers techniques prioritaires axés sur l’innovation produit, la formation et la gestion industrielle de l’eau.

La mise en place immédiate de projets pilotes et de groupes de travail conjoints doit maintenant transformer ces accords institutionnels en retombées économiques directes pour le bassin de l'Artois.