3 500 salariés et 500 entreprises répartis sur l’ensemble du territoire meusien. Deux chiffres qui ouvrent la plaquette informative portée par la Fédération du BTP de la Meuse et qui est actuellement adressée à l’ensemble des représentants des 499 communes meusiennes. «En mettant cet outil à disposition des élus, la Fédération réaffirme son engagement à accompagner les collectivités dans leurs décisions structurantes pour l’avenir du territoire», confie Mickaël Laurent, le président ajoutant que «soutenir l’investissement local, c’est soutenir l’économie et l’attractivité de nos communes». Pragmatique, l’outil vise à faciliter la mise en œuvre des projets et futurs chantiers autour d’axes structurants avec en tête la mobilité du quotidien durable et sécurisée, indispensable pour se déplacer dans ce département rural avec 2 764 km de voieries communales et intercommunales mais également 980 ponts en Meuse, dont 120 ont plus de 120 ans. Autre dossier incontournable en Meuse, l’eau que se soient en termes d’économie ou de garantie de qualité avec 2 500 km de canalisations. Dans son recensement, la Fédération met en avant le besoin de moderniser l’éclairage public ou encore le développement des infrastructures, mais ne s’arrête pas en si bon chemin.
Un partenaire local aux 11 recommandations
Se définissant comme un partenaire local, elle émet onze recommandations toutes tournées vers la «définition des projets de territoire». Un socle qui s’appuie sans surprise sur la rénovation des bâtiments et des écoles. Le document de douze pages délivre également des messages avec le rappel pour les collectivités d’utiliser pleinement le seuil des 100 000 euros qui ne nécessite pas d’appel d’offres pour des travaux, l’importance de respecter l’allotissement ou encore de limiter la sous-traitance dans les marchés de travaux… et n’élude pas les sujets sensibles avec la collecte des déchets de proximité ou encore la question de la sobriété foncière du ZAN qui doit s’opérer de «manière adaptée et raisonnée» dans un territoire rural. À l’heure où les carnets de commandes se délitent, la profession est bien décidée à peser et surtout à réaffirmer son rôle économique aux futurs maires.