Véritable vitrine d'une souveraineté créative portée à l'échelle nationale, le Grand Nancy se prépare à vibrer au rythme des JEMA 2026. Cet événement, qui dépasse largement le cadre de la simple démonstration technique, illustre la vitalité d’un secteur clé pour l’attractivité de l’Hexagone.
À la CCI de Nancy, l’Association Régionale des Entreprises du Patrimoine Vivant (EPV) Grand Est réunira une vingtaine de maisons labellisées. De la menuiserie à la dorure, ces entreprises incarnent un modèle économique résilient, fondé sur la rareté et la haute valeur ajoutée. En ouvrant les portes de lieux emblématiques comme la Cité du Faire ou le Château Madame de Graffigny, la métropole démontre que le patrimoine vivant est un moteur de croissance locale capable de répondre aux standards de l'excellence mondiale.
Transmission et innovation : les nouveaux leviers de la filière
Au-delà de la célébration historique, cette semaine met en lumière l'enjeu crucial de la transmission des compétences pour la pérennité industrielle française. À travers des pôles comme l’Octroi ou le Jardin Botanique Jean-Marie Pelt, les artisans dévoilent des processus de transformation où le numérique commence parfois à dialoguer avec le geste ancestral.
Des figures locales, à l’instar de l’artisan verrier Théophile Caille qui célèbre 20 ans de création au chalumeau, prouvent que les métiers d’art sont des carrières d’avenir pour les nouvelles générations. En multipliant les points de contact : ateliers de céramique, expositions photographiques à l'Office de Tourisme ou initiations à la Cité du Faire, le Grand Nancy transforme ces journées en un véritable forum de recrutement et de sensibilisation aux métiers rares, indispensables à l’économie de l’ultra-luxe et de la restauration patrimoniale.