L’objectif de cette mobilisation est de mettre en lumière des professions indispensables, de susciter des vocations et de garantir un accompagnement digne aux publics les plus vulnérables.
«Nous assumons notre responsabilité de chef de file des solidarités», affirme fermement Chaynesse Khirouni, présidente du Conseil départemental. Pour l'élue, le combat se joue sur le terrain de la logistique et de l'humain : mobilité, garde d'enfants ou encore sécurisation financière lors d'une reprise d'activité. En collaboration avec les employeurs et les acteurs de l'insertion, le département s'engage à «ouvrir des portes d’entrée simples» pour transformer l’intérêt des candidats en emplois durables. «Ces métiers donnent du sens au quotidien. La Meurthe-et-Moselle a besoin de ces vocations et elle saura les accompagner», martèle-t-elle.
Réconcilier l'envie d'agir et la réalité du marché
Le paradoxe est frappant : selon les entrepreneurs sociaux, sept personnes sur dix se disent intéressées par ces métiers, mais les recrutements peinent à aboutir. Pour combler ce fossé, le département déploie des solutions concrètes : immersions professionnelles, stages facilités et partenariats étroits avec les structures locales. L’enjeu est double : mieux orienter les jeunes et les profils en reconversion tout en assurant une présence soignante et éducative homogène sur l'ensemble du territoire.
Qu’il s’agisse de protection de l’enfance, du soutien au handicap ou du grand âge, ces professions constituent le socle de la société. Le département rappelle que ces postes, par nature non délocalisables, offrent des perspectives de carrière stables et statutaires.