Avec des températures dépassant localement les 40°C, la succession des épisodes de canicule accélère les mutations de la viticulture française. Si la Meuse ne figure pas parmi les principaux bassins viticoles, elle développe plusieurs initiatives de valorisation de son patrimoine viticole et de ses productions locales, désormais confrontées aux mêmes défis climatiques que les grandes régions productrices. Réunis du 6 au 9 juillet à l'École supérieure des agricultures (ESA) d'Angers, à l'occasion du 16e Congrès international des terroirs viticoles (TerClim) et du 3e Symposium ClimWine, chercheurs, enseignants et professionnels de la filière présentent les stratégies d'adaptation face au stress hydrique, aux brûlures des grappes, à l'accélération de la maturation des raisins ou encore à l'évolution des terroirs. Les échanges portent également sur la qualité des vins, l'évolution des appellations et les nouvelles attentes des consommateurs.
La filière viticole accélère sa transformation économique
À l'échelle nationale, le changement climatique s'ajoute au recul de la consommation de vin et oblige la filière à revoir son modèle économique. Les exploitations investissent dans de nouveaux cépages, des pratiques culturales plus résilientes, des équipements de protection et des stratégies de commercialisation adaptées aux nouveaux marchés. Cette transformation mobilise l'ensemble de l'écosystème viti-vinicole, des producteurs aux entreprises d'agrofourniture, en passant par les laboratoires, les pépiniéristes et les négociants.